Cela ferait quelques semaines que l'AMF étudierait les conditions dans lesquelles Wendel s'est offert une part du capital de Saint-Gobain, selon Le Figaro. Le gendarme de la bourse n'a cependant pas ouvert pour le moment d'enquête officielle.
Le plan d'intéressement des cadres dirigeants également en question
Wendel détient actuellement près de 21,5% de Saint-Gobain. Cependant, il aurait acquis ces titres bien avant de les annoncer officiellement. L'AMF enquête ainsi sur le respect de l'annonce de dépassement de seuil (5%, 10%, etc.).
Par ailleurs, les relations entre la société d'investissement et le groupe de matériaux de constructions s'étaient améliorées ces derniers mois. A la fin du mois de mars, la première s'est engagée à limiter sa participation à 21,5% et ses droits de vote à 34% pour les assemblées générales de 2010 et 2011.
Mais le plan d'intéressement de certains cadres de Wendel ferait aussi l'objet d'une enquête de l'AMF. Celui-ci a permis à Ernest-Antoine Seillière, président du conseil de surveillance, Jean-Bernard Lafonta, président du directoire, et une vingtaine d'autres cadres dirigeants de Wendel d'acquérir 4,5 % du capital l'année dernière.
En outre, la justice enquête également sur ce plan d'intéressement alors qu'une plainte pour abus de biens sociaux et recel a été déposée contre X début juin par Sophie Boegner, actionnaire familial de Wendel révoquée de son poste d'administrateur de la SLPS, holding de Wendel, par les actionnaires familiaux après une assemblée générale le 11 juin.
Ce plan d'intéressement controversé attire en tout cas l'attention du gouvernement qui souhaite éviter tout scandale lié à la rémunération de cadres.
W.A.