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Actions : Le marché est-il trop cher ?

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26/07/2017 | 09:33

Une vigilance maximale est de mise, tant les indicateurs pointent vers une surchauffe.

La valorisation du marché actions est inversement corrélée à celle du marché des dettes souveraines, car le rendement des bons du trésor est assimilé au « taux sans risque ».
 
Ainsi, lorsque les bons du trésor paient 7%, la valorisation du marché actions oscille autour d’un PER de 10 — correspondant à un rendement de 10%, soit 3% de prime de risque par rapport à l’alternative obligataire de référence, supposée sûre.
 
Lorsque les bons du trésor flottent aux alentours de 1 ou 2%, comme aujourd’hui dans toutes les économies développées, la valorisation du marché actions oscille grosso modo autour d’un PER de 20 — correspondant à un rendement de 5%.
 
Plus le taux sans risque est bas, moins les actifs risqués sont rentables. Pour citer Warren Buffett, le taux sans risque agit sur le prix des actifs financiers comme la gravité sur les corps physiques — mais en sens inverse. 
 
En 1981, suite aux politiques volontaristes menées par Paul Volcker, alors Président de la FED, les bons du trésor américain payaient 15% par an. Le SP500 — la classe d’actifs à risque — était alors valorisé à un PER de 8, trois fois moins qu’aujourd’hui !
 
Voici pourquoi la FED est si précautionneuse dans ses annonces de relèvement du taux directeur : une hausse trop brutale (ou perçue comme telle par les acteurs de marché) entraînerait mécaniquement un sell-off significatif des classes d’actifs à risques.
 
A cet égard, s’il apparaît objectivement cher (5% de rendement pour un actif à risque est une proposition financière aberrante), le marché actions n’apparaît relativement pas si cher une fois rapporté au taux sans risque — c’est-à-dire le rendement les obligations souveraines AAA.
 
Une vigilance maximale est cependant de mise, tant les indicateurs pointent vers une surchauffe : les valorisations des « blue chips » enchaînent les records historiques, à l’instar des petites et moyennes capitalisations, pourtant réputées plus risquées pour les investisseurs institutionnels contraints par leurs impératifs de liquidité.
 
Partout ailleurs, la croissance se paie beaucoup plus cher aujourd’hui qu’hier, par exemple parmi des activités réputées difficiles (équipementiers automobiles, etc.) ou cycliques (chimie, construction, etc.) 
 
De nombreuses entreprises traditionnellement boudées par le marché car peu ou pas rentables s’échangent ainsi à des multiples de valorisation dignes de compagnies de logiciels en croissance. Cherchez l’erreur !
 
Hypothèse : faute de valorisations acceptables sur le segment des entreprises de qualité, les investisseurs se rabattent sur celui des entreprises à la traîne, prêts à miser sur un éventuel miracle — type acquisition généreuse ou conjoncture exceptionnelle — pour obtenir un rendement autre qu’anémique.
 
Le marché est-il trop cher ? Assurément oui si les taux remontent — mais bien malin qui saura prédire le moment exact du retournement de séquence ; probablement non si ces derniers restent au plancher — mais ce scénario semble toutefois s’éloigner à la lumière des nombreux signes de reprise économique. 
 
Il s’agit donc d’être plus sélectifs que jamais, et de procéder aux nécessaires arbitrages. Les opportunités ne manquent pas : découvrez-les toutes — présentées en détail — dans la rubrique Conseils.

Carl Cantor
© Zonebourse.com 2017
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