Areva et Lauvergeon: une histoire radioactive
26/12/2011 | 19:00 (Easybourse.com) Après les soupçons d'espionnage dont auraient été victimes Anne Lauvergeon et son mari, une nouvelle attaque atteint le couple cette fois dans l'affaire entourant l'achat par Areva de la société minière canadienne UraMin acquise au prix fort (1,8 milliard d'euros) et qui ne vaut plus rien aujourd'hui...
"Atomic Ann", comme la surnommaient nos voisins anglais, n'en finit plus de faire parler d'elle malgré son départ du groupe nucléaire français, Areva. Selon le Journal du Dimanche (JDD) en effet, son mari, Olivier Fric, se serait rendu coupable de conflit d'intérêts notamment en faisant recruter Daniel Wouters qui serait selon le journal "
à l'origine du rachat" d’Uramin.
Le couple a toutefois démenti dès dimanche, le mari de l'ancienne patronne d'Areva précisant par la voix de son avocat qu'il n'avait jamais travaillé pour Areva, encore moins lors du rachat, controversé aujourd'hui, de la société canadienne d'extraction d'uranium UraMin en 2007 pour la bagatelle d'1,8 milliard d'euros.
Ainsi pour l'avocat du couple, Jean-Pierre Versini-Campinchi "
Olivier Fric n'a été associé, ni de près ni de loin, à l'acquisition d'UraMin" et "n'a jamais travaillé pour Areva".
L'attaque survient alors que le couple se dit victime d'espionnage et que le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire à ce sujet la semaine dernière.
Pour Me Versini-Campinchi nul doute qu'il s'agit ici d'"
une tentative de contre-feu" déclenchée par voie de presse: "
Suspicion malveillante et calomnie, la source anonyme de l’article du JDD, dans une tentative de contre-feu, est probablement le commanditaire de l’enquête crapuleuse, dirigée contre Anne Lauvergeon et son mari, qui a provoqué le dépôt de leur plainte pénale" a-t-il d'ailleurs indiqué dans un communiqué.
Quant à l'acquisition d'UraMin, Anne Lauvergeon a répété qu'elle "
s'est faite alors que le cours de l'uranium était très élevé, sur le marché de Toronto, dans des conditions de gouvernance irréprochables".
Pour l'heure, quatre enquêtes sont en cours au niveau judiciaire, interne à Areva, à Bercy et à l’Assemblée Nationale afin de tenter de comprendre au mieux les responsabilités de chacun.
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