CAC40 : inquiétude ressurgit en Espagne et Italie, $ à 1,208E
24/07/2012| 17:20

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Après plus de 6 heures de stabilité des indices européens, c'est la tendance de fnd baissière qui reprend le dessus et les scores s'aggravent nettement à Milan (-3,1%) et à Madrid (-3,5%).
Les investisseurs qui avaient gardé leur calme alors même que la Catalogne (Barcelone) avait demandé l'aide de Madrid pour éviter la faillite se montrent beaucoup plus fébriles depuis la réouverture de Wall Street (-0,6% pour le 'Dow' et le 'S&P' et -0,35% pour le Nasdaq... rien de bien spectaculaire).
A 17H00, le CAC 40 affiche -0,75% à 3.080Pts, tandis que le FTSE et le DAX reculent respectivement de -0,75% et -0,4%.
L'Euro-Stoxxx50 se replie en revanche de -1,2% et se retrouve au plus bas (vers 2.150Pts) depuis le 28 août dernier.
Une agence de notation crée une fois de plus le trouble la nuit dernière. Moody's a en effet annoncé hier soir avoir révisé de stable à négative les perspectives associées aux notations Aaa de l'Allemagne, des Pays-Bas et du Luxembourg, et confirme la notation Aaa de la Finlande.
Elle justifie sa décision au regard des incertitudes grandissantes sur la crise en zone euro, estimant que le scenario d'une sortie de la Grèce (en récession de -7% cette année) devient de plus en plus probable et pointant du doigt les conséquences d'un tel événement sur les autres pays membres, et notamment l'Espagne et l'Italie.
'Même si ce scenario était évité, la zone euro devra supporter des coûts importants', précise Moody's.
Pour Arnaud Poutier, directeur général adjoint d'IG Markets, cette annonce reflète l'inquiétude que l'on peut avoir sur la solvabilité des Etats européens qui participent à la 'nouvelle solidarité' induite par la crise actuelle.
Il souligne que l'endettement potentiel de l'Allemagne a augmenté significativement et qu'il pourrait augmenter encore dans le cadre d'une nouvelle procédure de soutien à d'autres pays.
'Par ailleurs, le risque de sortie de l'euro de la Grèce n'a jamais été aussi fort, au moment où ce pays annonce ne pas atteindre ses objectifs budgétaires', souligne-t-il.
Enfin, pour Arnaud Poutier, la probabilité élevée d'une récession plus longue et plus profonde que prévue, pourrait aussi avoir pour effet de dégrader la structure financière des Etats européens les plus sains.
Conséquence de ces propos, les obligations gouvernementales allemandes perdent de leur attrait comme valeur refuge. Réagissant inversement au cours des titres, le rendement du Bund allemand à 10 ans sur le marché secondaire grimpe de sept points de base à 1,25%.
Un analyste basé à Londres explique le faible impact de la décision de Moody's sur le marché: 'les investisseurs ont d'autres motifs d'inquiétudes plus importants, notamment l'Espagne et la Grèce'.
D'autre part, ils saluent timidement l'indice 'flash' PMI du secteur manufacturier chinois - calculé par HSBC - qui a rebondi à 49,5 en juillet, contre 48,3 en juin, ce qui a permis de soutenir la Bourse de Hong Kong (+0,1%).
Du côté des valeurs qui pèsent sur la tendance, Peugeot chute de -4%, EDF -3,5%, Crédit Agricole -2,6%. STMicroelectronics dévisse de -3,6% à 3,79E, après la publication d'une perte nette de 252 millions de dollars au titre du premier semestre (toujours à cause de la co-entreprise avec Ericsson).
A la hausse, TF1 bondit de 4,3% à 6,6 euros, après un relèvement de recommandation de Barclays Capital. Altran reprend +3,5%, Mercialis et Virbac +3,2%.
Publicis - lui aussi relevé à 'surpondérer' par Barclays avec un objectif de cours de 46 euros - grapille +0,6%.
Technip gagne 1%, avec l'affrètement d'un nouveau navire de construction offshore.
Unibail-Rodamco avance de 1,6% à 150 euros, au lendemain de la publication de résultats semestriels jugés 'très solides' par les analystes; Cap Gémini se détache avec un gain de 2,5%.
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