Bourse de Paris : France-Mélenchon et Besancenot devant l'ambassade de Grèce
13/02/2012 | 19:55
Plusieurs centaines de
personnes ont manifesté lundi soir devant l'ambassade de Grèce à
Paris pour exprimer leur solidarité avec la population après le
vote d'un nouveau plan d'austérité par le Parlement grec sous la
pression de la zone euro.
Parmi elles se trouvaient Jean-Luc Mélenchon, candidat du
Front de gauche à l'élection présidentielle, et l'ancien
porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) Olivier
Besancenot.
Le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, venu lui aussi faire
part de sa solidarité, a été expulsé d'une façon musclée par des
manifestants de la "gauche de la gauche", mais a pu parler
devant les caméras non loin de là, dans le XVIe arrondissement.
Jean-Luc Mélenchon a assuré lors d'une prise de parole que
le plan d'austérité appliqué à la Grèce pourrait l'être
"exactement de la même manière en France".
"Ceci sera décidé à l'Assemblée nationale le 21 février
prochain quand passera à l'Assemblée nationale le Mécanisme
européen de stabilité financière qui, s'il est approuvé,
conduira à ce que nous soyons nous aussi soumis à la vindicte de
la troïka de la Banque centrale européenne, du FMI et de la
Commission" européenne, a-t-il dit.
Olivier Besancenot a assuré qu'il aurait été "clairement sur
les barricades" s'il s'était trouvé dimanche en Grèce, où une
nuit de violence a opposé forces de l'ordre et adversaires des
nouvelles mesures. (voir: )
"Le parlement grec, hier, n'a été finalement que la
succursale du Fonds monétaire international, de la Banque
centrale européenne et du système bancaire européen", a-t-il dit
aux journalistes.
"On est venus pour réclamer, comme mesure immédiate,
l'annulation de la dette grecque et, au-delà de la Grèce, car
c'est une question qui touche tout le monde, une grande enquête
citoyenne, un audit, sur les dettes européennes pour savoir qui
spécule sur quoi", a-t-il ajouté.
Nicolas Dupont-Aignan a protesté contre son expulsion du
rassemblement, affirmant que les organisations de gauche "n'ont
pas le monopole du soutien au peuple grec."
"Je suis le seul à demander la sortie de l'euro pour la
Grèce, qui est le seul moyen de les sortir de la difficulté",
a-t-il dit.
La candidate écologiste à la présidentielle Eva Joly se
rendra pour sa part en Grèce vendredi, a-t-elle annoncé dans un
communiqué.
Elle estime sur son compte Twitter que "la résolution de la
crise ne peut pas passer par l'appauvrissement du peuple" et
préconise notamment de lutter contre la fraude et de réduire le
budget militaire. (voir )
"Eva Joly s'apprête à partir en Grèce à la rencontre de la
population pour dire notre volonté d'une Europe lucide mais
solidaire", dit la secrétaire nationale d'Europe écologie-Les
Verts, Cécile Duflot, sur son compte Twitter.
(Gérard Bon, édité par Henri-Pierre André)