Connexion
E-mail
Mot de passe
Retenir
Mot de passe oublié ?
Devenir membre gratuitement
Inscription
Inscription
Devenir membre
Inscription gratuite
Devenir client
Découvrez nos services
Paramètres
Paramètres
Cotations dynamiques 
OFFON

Sebastien Gatel

Analyste marchés

67
Profil
Diplômé d'un Bac+5 en spécialisation Finance, Sébastien bénéficie d’un bagage en analyse fondamentale ainsi que technique.

Au sein de notre équipe d’analystes, Sébastien participe à la rédaction d’analyses au sein des rubriques de Trading mais également des convictions fortes.

Sébastien décrypte également les évènements de l’actualité financière en rédigeant de courts articles que vous retrouvez dans le flux d’actualité du site.
Publicité
Membres suiveurs (67)
Tous les membres suiveurs

Idée d'investissement : Le saumon norvégien, l'investissement gagnant en 2017

share with twitter share with LinkedIn share with facebook
share via e-mail
5
8
10/03/2017 | 18:15

Si la Norvège peut s’appuyer sur son espace pétrolifère comme l’une de ses principales ressources d’exportation, l’élevage de saumon n’est pas en reste. En effet, la Norvège fournit plus de 50% de l’approvisionnement mondial de salmonidés d’élevage, soit 1.2 million de tonnes !

La France est le plus gros acheteur et consommateur de saumon norvégien sur l’année 2016 et ce, malgré une hausse des prix de près de 40% ! La France achète à elle seule 27% de la production, chaque français en mange 2.3 kilos par an en moyenne. Ce marché du saumon et de la truite d’élevage se chiffre à près de 65 milliards de couronnes norvégiennes (7.5 milliards d’euros) pour l’année échue. Comparativement à 2015, c’est donc une progression de près de 30%.

La culture et l’exploitation du saumon est un élément majeur de l’économie du pays. Jusqu’au 31 décembre 2013, ce secteur d’activité norvégien jouissait d’un indice propre sur les marchés : le Salmon Index. Il rassemblait l’ensemble des compagnies dont au moins 50% des activités se concentraient sur la production, distribution et commercialisation du saumon.



Paradoxe : La chute du baril de Brent booste les ventes de saumon

Très dépendante de sa production de Brent (pétrole léger de mer du Nord), la Norvège a subi de plein fouet la très forte baisse des prix du baril. Ce dernier est effectivement passé de 115 dollars mi-2014 à 56 dollars désormais avec un plus bas sous les 30 dollars, il y a tout juste un an. Conséquence directe, la couronne norvégienne s’est fortement dépréciée face au dollar. La paire NOK/USD cotait 0.17 mi-2014 contre 0.12 désormais. Cette couronne « bon marché » joue depuis lors nettement en faveur des aquaculteurs norvégiens qui se voient offrir une position concurrentielle de premier ordre.

Un pétrole peu cher a également une autre vertu indéniable pour le secteur du saumon norvégien. La filière est particulièrement énergivore puisqu’il faut nourrir les poissons en élevage, opérer la transformation et le conditionnement grâce à des machines et enfin assurer l’exportation à travers le monde. L’Europe représente près de la moitié des exportations, les Amériques constituent tout de même plus de 30% également.
 
Le Norway Salmon Exports Fresh Price, coté en couronne norvégienne, publie tous les mercredis des statistiques comprenant notamment le nombre de tonnes de saumon exporté ainsi que le prix du kilo de saumon en Nok (Norwegian Kroner) par semaine.


Vue depuis 17 ans du Norway Salmon Exports Fresh Price (NOK/KG)

Comme présenté ci-dessus, le prix à l’exportation s’est envolé depuis mi 2015 après une année 2014 difficile à cause de la perte du marché russe (sanctions internationales pour l’invasion de la Crimée). Au cours de l’année 2016, cette tendance haussière s’est confirmée avec un bond de 40% du prix moyen du saumon frais entier à l’exportation, lui permettant ainsi de dépasser le seuil des 60 couronnes par kilo. Un record historique a même été franchi en fin d’année dernière, avec un prix de 75 couronnes le kilo. A titre indicatif, en 2012, un kilo de saumon s’échangeait 30 Nok.

Preuve de cette demande soutenue, le graphique ci-dessous quantifie les tonnes de saumon exportées par mois. Or, l’on peut constater aisément qu’il y a une diminution de la demande extérieure chaque fin d’année civile. Pour autant, si sur ces derniers exercices, la quantité mensuelle ne dépassait pas les 10000 tonnes, la fin d’année 2016 enregistre tout de même presque 11000 tonnes de saumon exporté, soit 10% supplémentaires par rapport à 2015 et près de 30% par rapport à 2012 et 2013. Dans ce contexte, la nouvelle demande chinoise devrait à n’en pas douter être un vecteur d’augmentation de l’exportation pour l’année en cours. 


Variation mensuelle de l’exportation (en tonnes) de saumon depuis cinq ans.




Des valeurs qualitatives à suivre

Dans ce marché très spécialisé, il convient de choisir méticuleusement les sociétés. Au regard de nos ratings Surperformance basés sur des critères purement fondamentaux, nous avons identifié des valeurs de ce secteur qui bénéficient de valorisations attractives, avec des perspectives financières de qualité.





Grieg Seafood



Cette société opère exclusivement dans l’élevage de saumon. Avec une capitalisation boursière de 1.6 milliard d’euros, son marché principal reste très nettement le marché norvégien. Le Royaume-Uni et la Canada composent la majeure partie restante de ses ventes.

La publication de ses résultats intervenus fin février démontre la solidité de la valeur. Pour les revenus, celle-ci totalise au titre du Q4 2016, 5.3 millions de couronnes norvégiennes contre 3.8 millions en 2015. La progression est également de mise en termes de bénéfice net par action. Cette année la compagnie norvégienne distribuera 10.7 Nok de dividendes soit 1.19 euros.

A ce titre, la solidité de ces éléments fondamentaux explique la confiance des analystes suivant ce dossier. Ces derniers tablent sur un objectif de cours moyen de l’ordre de 88 Nok, soit un potentiel de 20%.






Leroy Seafood Group



Cette société, créée en 1995, est l’une des plus importantes de son secteur d’activité, avec une capitalisation boursière de 2.8 milliards d’euros. Elle concentre la majorité de sa force de vente dans la vente et la distribution (près de 90%). Tournées vers l’international comme beaucoup de sociétés du secteur, ses exportations sont plus hétérogènes que la concurrence. En effet, si la majorité de ses ventes s’appliquent au sein de l’Union Européenne, son marché intérieur représente tout de même 17% de son activité, ce qui fait de cette compagnie le principal fournisseur de saumon en Norvège. L’Asie est également relativement bien représentée puisqu’elle participe aux exportations de la société à hauteur de 12%.

D’un point de vue fondamental, l’année 2016 restera comme une année très porteuse avec notamment un chiffre d’affaires en progression de 22% comparativement à 2015 et un bénéfice net par action qui a plus que doublé durant cette phase temporelle.

Les analystes du consensus Thomson Reuters fixent un objectif de cours moyen à près de 514 Nok, soit 19% au-dessus des cours actuels.





Salmar Asa



Cette société d’élevage fondée en 1991, tire la majeure partie de son activité de la transformation et vente de poisson (98.1% en 2015) contre 2.2% de l’élevage de poisson. Cette compagnie valorisée à 23 milliards de couronnes (soit 2.5 milliards d’euros) est quasi exclusivement tournée vers l’exportation de ses produits puisque le marché norvégien et son voisin finlandais ne représente en 2015 que 2.2% de ses transactions.

La société vient de publier les résultats de son Q4 2016 en février dernier. Il en ressort un bénéfice net par action annuel en progression à 23.4 Nok contre 9.83 Nok en 2015. Enfin, au titre de l’exercice 2016, le dividende est augmenté de 20% et s’élève désormais à 12 Nok soit 1.34 euros.

Habituée à publier au-delà du consensus, les 9 analystes sur les 11 qui suivent cette valeur restent positionnés à l’achat, avec un objectif de cours moyen à 267 Nok. La valeur cote actuellement 207 Nok. 





Austevoll Seafood



Evaluée à 1.6 milliard d’euros, Austevoll Seafood développe deux principales activités avec la pêche et l’aquaculture.  Cette dernière activité participe des très bonnes performances boursières de la société. En effet, les résultats 2016 sont nettement dans le vert avec notamment un chiffre d’affaires qui progresse de 20% sur l’exercice échu. Les perspectives pour 2017 laissent entrevoir une marge encore conséquente. Dans la même veine, le BNA a plus que doublé alors que le dividende versé pour l’exercice 2016 sera également majoré.

Une fois encore, les fondamentaux de cette société lui permettent d’avoir la faveur des analystes. Ces derniers fixent des objectifs de progression de l’ordre de 20% pour les mois à venir sur ce titre.





Marine Harvest



Cette entreprise de 7 milliards d’euros opère majoritairement dans la préparation et la commercialisation de saumons et de truites. L’élevage représente presque les deux tiers de son chiffre d’affaires. L’autre tiers est réalisé par la fabrication de produits à vase de poissons (saumons fumés, terrines de poissons, rillettes) …

Cette société exporte très majoritairement sa production vers l’Europe, son cœur de cible, pour près de 65% du chiffre d’affaires.

La récente publication des résultats du trimestre précédent laisse transparaître un consensus à nouveau battu puisqu’en termes de revenu Marine Harvest dégage 1.02 milliards d’euros contre 969.2 milliards attendu. Rapporté à l’année 2016, le chiffre d’affaires global ressort à 3.5 milliards d’euros contre 2.9 milliards en 2015. Concernant le bénéfice net par action, ce dernier triple en 2016 passant désormais à 1.20 euros.

14 analystes formant le consensus Thomson Reuters sont majoritairement à l’accumulation sur ce titre pour les mois à venir avec un objectif de cours moyen de l’ordre de 18.5 euros (l’action valant actuellement 139.2 Nok soit 15.5 euros).






Norway Royal Salmon 



Cette compagnie fondée en 1992 et inférieure à un milliard de capitalisation réalise les 2/3 de ses ventes en Europe de l’Ouest exclusivement.

L’entreprise publie très souvent au-dessus des attentes. Au cours de ces derniers mois, les analystes du consensus Thomson Reuters qui suivent cette valeur ont revu leurs estimations du bénéfice net par action à la hausse. Courant février, la société a fait état d’un quatrième trimestre historique avec un record d’Ebit de 26.83 Nok contre 12.63 Nok au Q4 2015. Dans la foulée, la société a proposé de verser un dividende de 9.5 Nok par action.

Un consensus de neuf analystes garde confiance dans cette valeur avec un objectif de cours estimé à près de 200 Nok contre 163 Nok actuellement.






Scottish Salmon 



La particularité de cette société réside dans son profil. Il s’agit d’une petite société de seulement 110 millions de livres sterling dont le siège social est à Edimbourg en Ecosse mais dont le titre est coté sur le marché norvégien. Ce producteur indépendant de saumon écossais fondé en 2009, vend sa production au sein du Royaume-Uni pour moitié et dans le reste de l’Europe pour 38% restant.

La semaine dernière cette compagnie a publié de très solides résultats pour son Q4 2016. Le chiffre d’affaires a ainsi enregistré un gain de 10% sur l’année pour un bénéfice net par action de 4.28 GBp dorénavant.

Suivi par quatre analystes, ces derniers sont unanimement à l’achat sur ce titre et voient un potentiel d’appréciation du titre de 20% pour les mois à venir.






Bilan


Sur trois ans glissant, les performances sont impressionnantes, les quatre « plus mauvaises » de ces sociétés affichent au moins 100% de progression. Deux valeurs oscillent autour des 200% et une valeur, Norway Royal Salmon, se démarque particulièrement avec plus de 400% de progression (le titre dépassait même les 500% en début d’année 2017).

Techniquement, les cours semblent à l’heure actuels élevés, cependant le récent retournement de tendance initié en ce début d’année (pour mémo, les exportations de saumon chutent chaque début d’année) offre des points d’entrée intéressants sur ces valeurs de croissance.

Malgré la règlementation stricte qui limite structurellement la production de saumon, et le déséquilibre entre offre et demande qui en résulte, les perspectives pour 2017 restent très encourageantes. 
 
  • Les prévisions de récoltes dans cette partie de la Scandinavie pour 2017 sont attendues en hausse à 131000 tonnes contre 128000 tonnes l’année passée.
  • D’autre part, les analystes anticipent une nouvelle hausse des prix, grâce à cette demande qui ne faiblit pas.
  • Enfin, la réouverture du marché chinois grâce à la récente réconciliation des deux pays (i. e, un froid a été jeté entre les deux pays en 2010 suite à l’attribution du prix Nobel de la paix à un dissident chinois) devrait positivement impacté ce secteur de niche mais particulièrement attractif pour les investisseurs.
 
Zonebourse par l’intermédiaire de son portefeuille investisseur PEA (que vous pouvez répliquer en cliquant sur le lien suivant) est actuellement et depuis plusieurs mois positionné sur certaines de ces compagnies norvégiennes. Pour l’heure, le gain enregistré est de près de 40% pour l’une d’entre elle et 13% pour la seconde. Notre équipe reste pleinement confiante pour les mois à venir et restera attentif aux opportunités qui pourront se présenter sur ce secteur au cours de l’année 2017.

 


Sébastien Gatel
© Zonebourse.com 2017
share with twitter share with LinkedIn share with facebook
share via e-mail
5
8
Réactions à cet article
Attention les prix vont se dégonfler en 2017 à partir de mai 2017. De grosse crises ont eu lieu récemment sur le saumon Chilien et Norvégien ce qui a grandement réduit les volumes et donc tendu les prix. Plus de marchandise devrait arriver sur le marché à partir de mai 2017, les nouvelles cultures arrivant à maturité.
Editer    Suspendre    
la médecine aussi a de beaux jours devant elle
mais comment résister a un beau saumon d'un fumé éclatant sous les rampes des halogènes du super market

Henri IV et sa poule au pot c'est du passé (;o))
Editer    Suspendre    
Effectivement vschmitt, des restrictions réglementaires existent comme indiqué dans l'article. Ces dernières impactent le prix du saumon ce qui déséquilibre l'offre et la demande. L'aquaculture a donc de beaux jours devant elle.
Editer    Suspendre    
Leroy Seafood et Salmar sont les deux meilleurs de toutes, mais attention au caractère cyclique de ces entreprises. Leroy a récemment réaliser l'acquisition d'une entreprise au Danemark qui pourrait peser un peu sur ces résultats 2017.

La France est le principal client de Leroy donc cette entreprise est exposée au risque du Frexit.

Le saumon est actuellement en sur-pêche en mer du nord donc les restrictions ne devraient pas tarder à arriver, ce qui à terme augmentera le prix du saumon et sera bénéfique à l'aquaculture.
Editer    Suspendre    
ouai des saumons elevés aux croquettes
Editer    Suspendre