La Chine refuse le système européen de réduction des émissions de carbone dans l'aérien
06/02/2012 | 03:05
Le gouvernement chinois a
annoncé lundi qu'il interdisait aux compagnies aérinennes
chinoises de participer au programme de l'Union européenne
visant à taxer les émissions de carbone hors quota dans le
transport aérien.
Annoncée par l'agence officielle de presse Chine nouvelle,
la décision prise par le Conseil d'Etat, l'équivalent du
gouvernement, accentue le contentieux autour de cette mesure
prise pour favoriser la réduction des émissions de gaz à effet
serre.
"La Chine espère que l'Europe agira à la lumière des
questions plus larges que sont la réponse au changement
climatique, le développement durable de l'aviation
internationale et les relations sino-européennes, en renforçant
la coopération et la coordination pour trouver une solution
appropriée acceptable par les deux parties", a déclaré à Chine
nouvelle un responsable de l'autorité chinoise de l'aviation
civile.
"De même, en fonction des développements, la partie chinoise
étudiera aussi la mise en oeuvre de mesures nécessaires pour
protéger les intérêts de la population et des entreprises
chinoises", a-t-il ajouté.
Depuis le 1er janvier, toutes les compagnies aériennes
desservant des aéroports de l'Union européenne sont soumises à
un système d'échange des quotas d'émission de gaz à effet de
serre.
Toute compagnie n'observant pas ces règles s'expose à une
taxe de 100 euros par tonne de carbone émise hors quotas
autorisés. L'UE peut aller jusqu'à l'interdire de desservir des
aéroports européens.
Le mois dernier, l'Association du transport aérien chinois
(CATA) avait annoncé que les compagnies chinoises ne
participeraient pas à ce système dit ETS (pour Emission Trading
Scheme) et qui, selon les estimations de la CATA, coûteraient
une centaine de millions d'euros aux compagnies chinoises dans
sa première année et plus du triple d'ici 2020. (voir
)
(Chris Buckley; Henri-Pierre André pour le service français)