La restructuration d’Ericsson, qui passe notamment par d’importantes réductions d’effectif, commence à se voir dans les comptes et les investisseurs apprécient. L’action du premier équipementier télécoms mondial flambe de 16,23% à 64,58 couronnes suédoises à la faveur de la présentation de comptes moins dégradés que prévu au premier trimestre. Une nouvelle qui bénéficie aussi à son concurrent de Nokia, dont l’action gagne 3,65% à 4,94 euros.

Ericsson a bien essuyé une perte nette sur les trois premiers mois de l'année, mais celle-ci est bien plus faible qu'un an plus tôt. Elle s'est élevée à 725 millions de couronnes suédoises (69,4 millions d'euros) contre une perte de 10 milliards au premier trimestre 2017. La perte de cette année intègre 1,2 milliard de charges de restructuration, dont le montant total atteindre entre 5 et 7 milliards sur l'année.

L'équipementier télécoms a encore réduit ses effectifs de plus de 3 000 personnes ce trimestre, a précisé le PDG, Börje Ekholm, portant le nombre de postes supprimés à 18 000. Ericsson a ainsi abaissé ses coûts de 8,5 milliards de couronnes suédoises. Le groupe cible au moins 10 milliards d'économies en rythme annuel d'ici mi-2018.

Les économies réalisées ont permis au groupe technologique d'afficher une marge brute, corrigée des éléments exceptionnels - une mesure clé de la rentabilité – meilleure que prévu. Elle est ressortie à 35,9% contre 18,7% un an plus tôt et un consensus de 32,1%. La marge brute a aussi bénéficié des nouveaux produits du groupe, en particulier ses stations de base (équipement de transmission radio des réseaux mobile) de nouvelle génération, plus rentables.

Les ventes ont pour leur part reculé de 9% à 43,4 milliards, globalement en ligne avec les attentes. A taux de change constants, le repli est plus limité : - 2%.

S'exprimant sur ses perspectives, l'équipementier télécoms a confirmé anticiper un marché de la partie radio des systèmes de télécommunication mobile (RAN), son cœur d'activité, en repli de 2% en 2018.