(actualisé avec détails)
Les projets de
recapitalisation des établissements de crédit européens qui en
ont besoin n'affecteront pas la croissance économique, la
plupart d'entre eux prévoyant de combler leurs déficits en
capitaux via des mesures directes plutôt que par des cessions, a
estimé jeudi l'Autorité bancaire européenne (ABE).
L'autorité a par ailleurs indiqué qu'elle procéderait à des
nouveaux tests de résistance en 2013.
Mais, contrairement à ce que certaines banques espéraient,
l'ABE n'a pas supprimé ou diminué le "matelas de fonds propres"
que les banques doivent conserver afin qu'elles puissent se
couvrir contre les risques induits par la crise de la dette
souveraine européenne.
Elle a toutefois jugé que les projets de recapitalisation
étant supérieurs à ce qui était réellement nécessaire, ces
"matelas de fonds propres" se sont constitués sans qu'il soit
nécessaire de les augmenter.
Pour la plupart d'entre elles, les mesures de
recapitalisation passent par une diminution du versement des
dividendes ou de la conversion de dette hybride en actions.
"Les mesures ne sont pas perçues comme étant susceptibles
d'avoir un impact négatif sur le crédit à l'économie réelle", a
dit l'ABE.
"Le conseil des superviseurs juge également que dans le
contexte actuel de recapitalisation, l'ABE mettra en place ses
prochains tests de résistance en 2013", ajoute le régulateur.
L'autorité a également jugé que les quotas de dette
souveraine que les banques sont tenues de détenir en raison de
la crise de la dette souveraine resteront inchangés jusqu'à
nouvel ordre.
Il revient désormais aux régulateurs nationaux d'analyser en
profondeur les plans proposés par les banques.
(Service économique, édité par Matthieu Protard)