Les pays du Golfe dénoncent l'"ingérence" de l'Iran
25/12/2012| 17:50

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(Actualisé avec commandement unifié)
Les six pays membres du
Conseil de coopération du Golfe (CCG), réunis deux jours à
Bahreïn, ont demandé à l'Iran de stopper toute forme d'ingérence
dans les affaires des pays du Golfe, renouvelant leur méfiance à
l'encontre de la République islamique.
"Le Conseil a exprimé son rejet et sa condamnation de
l'ingérence continuelle de l'Iran dans les affaires des pays du
Conseil de coopération du Golfe et a appelé l'Iran à arrêter
cette politique", dit le communiqué final.
L'Arabie saoudite accuse depuis longtemps l'Iran, son grand
rival géopolitique, d'ingérence dans les affaires intérieures
des pays du Golfe, en particulier à Bahreïn où la dynastie
sunnite au pouvoir est contestée par la majorité chiite depuis
mars 2011.
Le CCG, qui regroupe l'Arabie saoudite, le Qatar, le Koweït,
Bahreïn, Oman et les Emirats arabes unis, appelle également la
communauté internationale à mettre rapidement fin aux massacres
et aux violations du droit international en Syrie.
Le secrétaire général de l'organisation, Abdulatif
al-Zayani, a déclaré, lisant le communiqué : "Nous demandons à
la communauté internationale une action de poids et rapide pour
arrêter ces massacres et ces graves attaques qui vont à
l'encontre de toutes les religions, du droit international et
des principes internationaux."
Le communiqué appelle la communauté internationale à
"fournir toutes les formes d'aide humanitaire d'urgence" au
peuple syrien.
Le CCG annonce également avoir approuvé la création d'un
commandement militaire unifié chargé d'"organiser, planifier et
diriger les troupes terrestres, la marine et les forces
aériennes". Le communiqué ne donne pas plus de détails sur le
projet, évoqué depuis longtemps mais jusqu'à maintenant retardé
par des désaccords en matière de souveraineté.
Les révolutions liées au "Printemps arabe" et les rivalités
grandissantes avec l'Iran sur le dossier syrien ont cependant
relancé l'idée d'un commandement unifié, alors que la sécurité
dans le Golfe, par lequel transite 40% du pétrole transporté par
voie maritime à travers le monde, est assurée en grande partie
par les Etats-Unis.
(Asma Alsharif, Hélène Duvigneau et Julien Dury pour le service
français)
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