Les rebelles de Centrafrique poursuivent leur progression
25/12/2012| 21:40

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Les rebelles centrafricains
ont pris mardi la ville de Kaga Bandoro, dans le centre du pays,
malgré la présence de soldats tchadiens censés soutenir les
forces armées gouvernementales (FACA), a-t-on appris de source
autorisée.
La chute de cette localité, située à 330 km au nord de la
capitale, Bangui, intervient alors que le commandement de
l'alliance rebelle Séléka avait annoncé la suspension de sa
progression.
Avec Kaga Bandoro, les rebelles étendent leur contrôle sur
le nord et l'est de la Centrafrique.
"Ils ont pris la ville après une brève bataille", a déclaré
Rigobert Enza, qui travaille à la mairie de la ville. Il s'est
dit surpris par l'absence de réaction des soldats tchadiens
présents dans la ville.
Dans l'entourage du président François Bozizé, arrivé au
pouvoir par un coup de force en 2003 et vainqueur depuis de deux
élections, un haut responsable confie mardi soir sous couvert
d'anonymat que "la situation est devenue très sérieuse".
L'alliance Séléka regroupe des combattants issus de
précédents mouvements de rébellions qui affirment que le
président Bozizé n'a pas respecté les termes d'un accord de paix
datant de 2007.
Leur progression a poussé le gouvernement du Tchad voisin, à
envoyer des troupes afin d'appuyer les autorités de Bangui
tandis que les chefs d'Etat ou leurs représentants d'une dizaine
de pays de la région, réunis vendredi à N'Djamena, ont lancé un
appel à l'arrêt des combats et à l'ouverture d'un dialogue avec
Bangui.
La France, ancienne puissance coloniale, a condamné lundi
"la poursuite des hostilités en République centrafricaine de la
part des mouvements rebelles".
"Il est nécessaire de parvenir à un règlement politique de
la crise actuelle. C'est pourquoi nous appelons toutes les
parties centrafricaines à s'engager sans délai et de bonne foi
dans les négociations qui doivent s'ouvrir à Libreville, sous
l'égide de la communauté économique des Etats d'Afrique centrale
(CEEAC), entre le gouvernement centrafricain, les mouvements
rebelles et l'opposition démocratique", a ajouté le porte-parole
du ministère des Affaires étrangères.
Le Quai d'Orsay estime à 1.200 le nombre de Français vivant
en République centrafricaine, pour la plupart à Bangui.
(Paul-Marin Ngoupana; Henri-Pierre André pour le service
français)
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