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Jordan
Dufee

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NY-Russell 2000 : L'indice de tous les superlatifs

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09/08/2017 | 15:58

Pour les non-initiés, l’indice Russell 2000 constitue l’indice de référence mesurant la performance du segment des petites capitalisations américaines. Il comprend ainsi 2000 titres dont la taille oscille autour de 2,3 milliards de dollars. Pour avoir un ordre de grandeur, la plus petite capitalisation du Dow Jones pèse 35 milliards de dollars.

En termes de composition sectorielle,  les valeurs financières, technologiques et cycliques sont largement surreprésentées au sein de l’indice, pesant respectivement 26%, 14,3% et 13,3%. Cette répartition laisse peu de place aux titres non-cycliques qui représentent moins de 3% du Russell 2000. Par conséquent, ce dernier est hautement volatil et c’est pourquoi les traders en quête de volatilité l’apprécient


Mise en perspective du Russell 2000 et du S&P 500 en données hebdomadaires (base 100 en 2007) et spread de volatilité – source : Bloomberg

Du fait de sa répartition sectorielle, mais aussi compte tenu de sa plus faible liquidité, propice aux grands mouvements, le Russell 2000 surperforme le S&P500 lors des phases d’expansion. Néanmoins, le compartiment des petites capitalisations est beaucoup plus sensible aux mouvements de panique lors des épisodes de stress indiciel.

Il suffit de s’intéresser au spread de volatilité (rapport du CBOE Russell 2000 Volatility Index et du CBOE S&P 500 VIX) pour se rendre compte que d’une part, celui-ci est toujours supérieur à 0, traduisant sans surprise que le Russell 2000 est globalement plus volatil que son homologue. D’autre part, le spread tend à s’écarter en période de turbulence boursière (à l’exception de l’été 2015), confirmant la faiblesse du compartiment des petites capitalisations lorsque l’aversion au risque grimpe subitement. Finalement le Russell 2000 est à l’image d’un dicton boursier connu : les excès sont toujours corrigés par des excès.

La liquidité, bénéfique lors des cycles haussiers, constitue ainsi un véritable piège lors des crises boursières. Ce phénomène se vérifie pour toutes les principales phases de stress boursier, où le désengagement massif des investisseurs qui désertent les petites capitalisations au profit des grandes (plus conformes à des gestions défensives) pénalise sensiblement le Russell 2000 (voir tableau).

Il convient par conséquent d’avoir le cœur bien accroché pour trader le Russell 2000, dont le contrat Future est désormais côté au Chicago Mercantile Exchange (CME). Jusqu’à présent, le Future Russell 2000 n’était disponible que sur l’Intercontinental Exchange (ICE) via le code TF. Désormais, les traders peuvent utiliser le code RTY du CME. De manière transitoire, le code de l’ICE restera valide jusqu’à l’expiration du contrat juin 2018. Après cette échéance, il faudra obligatoirement passer par le CME pour trader le Future Russell 2000.

En données hebdomadaires, la tendance du Russell 2000 demeure incontestablement haussière. L’indice progresse de près de 14% depuis le 1er janvier et aucun élément ne permet de distinguer à ce jour des signes de retournement du trend primaire. Les cours évoluent effectivement depuis le début de l’année au sein d’un canal ascendant (en bleu) et la bonne orientation des moyennes mobiles hebdomadaires a de quoi constituer de solides supports en cas de corrections momentanées. En d’autres termes, seule une franche rupture de ce canal remettrait en cause la pression acheteuse et militerait pour un retour vers le prochain support majeur à 1280 points.


Evolution du Russell 2000 en données hebdomadaires - source : Zonebourse

Jordan Dufee
© Zonebourse.com 2017
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Réactions à cet article
En effet le Russell 2000 (RTY) a perdu 4,3% sur ses plus hauts (qui sont également ses plus hauts historiques)
vs 0.6/0.7% pour le DJI et SP&500, peut être précurseur d'une future correction