Wall Street a subi ce vendredi une des plus lourdes corrections de l'année 2010 (après les 'trou d'air' de -3 à -4% des 6 et 20 mai puis du 29 juin dernier).
Le Dow Jones Industrial (-2,6%) a replongé vers les 10.000Pts (10.100Pts) avec 100% de ses composantes terminant dans le rouge, le Standard & Poor's 500 a chuté de -2,88% (avec 97% de titres en repli) et le Nasdaq a dévissé de -3,1% à 2.180Pts.
Même si la séance avait bien mal commencé à Wall Street (sous l'impact d'un recul sensible des places européennes), l'indice mensuel du Michigan concernant la 'confiance des ménages' a fait office de véritable coup de massue, le chiffre de juillet (66,5 contre 76 en juin) étant jugé 'désespérant' (le consensus tablait en effet sur un score de 74,5).
Sa chute est tout simplement la plus brutale depuis le 11 septembre 2001, l'opinion des ménages concernant les 'conditions actuelles' a plongé de -10Pts à 75,5 alors que les personnes sondées invoquent la dégradation du marché de l'emploi mais également l'instabilité des marchés financier.
Quelle étrange semaine où des mouvements -pas toujours explicables sur le moment mais étonnamment violents- se sont sont succédés sans logique économique évidente, au gré d'anticipation contradictoires (témoignant d'une versatilité psycholgique qui trahit une veritable 'perte de repères' de la part des investisseurs).
Et les marchés des changes se sont montrés eux aussi très volatiles, ce qui renforce le sentiment 'd'insécurité': le Dollar a plongé de -3,5% face à l'Euro, jusque sous les 1,30/E avant de revenir à l'équilibre vers les 1,2935/E.
Le pétrole est également retombé sous les 76$ (vers 75,7$) alors que les doutes concernant la croissance ont brusquement ressurgi à la lumière des piètres statistiques conjoncturelles US publiées depuis mardi (ce fut une véritable série noire cette semaine).
La FED a également laissé transparaître son inquiétude dès mercredi à l'occasion des 'minutes' de sa dernière réunion: des mesures de soutien aditionnelles pourraient s'avérer nécessaire.
Et comme si les mauvais indicateurs macroéconomiques ne suffisaient pas, les trimestriels occasionnent des vagues de dégagement qui semblent contredire la litanie des 'chiffres meilleurs que prévu' (la question cruciale demeure 'par qui').
Un profond fossé semble s'être creusé entre les estimations officielles destinés au grand public et les 'whisper numbers' qui circulent entre initiés dans les salles de marché.
Malgré une nouvelle hausse de son bénéfice, Google s'effondre de -7%, des profits supérieurs au consensus n'ont pas empêché Citigroup de chuter de -6,25% ni Bank of America de s'effondrer de -9,15%.
Et que dire du conglomérat General Electric (-4,6%) dont le bénéfice a dépassé les estimations des analystes... mais les opérateurs ont jugé la progesssion du chiffre d'affaire peu convaincant (les mesures d'économies et de 'rationalisation' masquent la faiblesse relative de l'activité.
Du côté des 'vraies déceptions', on trouvait Mattel (-9,8%) puis l'éditeur Gannett (-10,65%).
Parmi les plus fortes baisses du jour non liées à des résultats, Zions Bancorp a plongé de -6,5%, Wells Fargo de -5,65%, JP-Morgan (-3,8%).
Les constructeurs de maisons individuelles ont été laminés, à l'image de DR-Horton (-5%), Lennar et Pulte Homes (-5,65%), Beazer Homes (-6,6%).
Au sein du Nasdaq et du Dow Jones, la chute de Cisco (-5,5%) a pesé lourd.
Parmi les pures 'technos', Nvidia a plongé de -6,35%, RIM de -5,8%, E-Bay, Sandisk, Staples et Electronic Arts ont perdu -4,5%, Dell et Seagates -4,2%.
Seul 3 titres sur les 100 plus grosse 'capi' du Nasdaq ont terminé dans le vert: la semaine s'achève cependant sur un repli global limité de -0,8%
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