Alain Weill [NextRadioTV] a envie de prendre place à la Tribune
22/09/2007 | 06:00 Si Bernard Arnault entend s'emparer des Echos, il doit se défaire de la Tribune. Des repreneurs fourbissent leurs armes en coulisse. L'un des mieux placés est le patron de BFM et de RMC, Alain Weill. A la différence des autres, c'est un vrai patron de presse.
Alain Weill était très occupé ce 17 septembre : PDG du groupe de médias NextRadioTV, qui regroupe principalement RMC (informations générales et sports) et BFM (informations financières) et 01 Informatique (informations.... comme son nom l'indique), il présentait ce jour là les résultats semestriels de son groupe. Rien de flamboyant : la perte de NextRadioTV a cru au S1 2007 de 14% à 12,1 millions d'euros. Ceci dit, les performances d'exploitation s'améliorent nettement : + 64% pour le résultat opérationnel courant qui décolle de 64% à 3,6 millions.
Entre deux chiffres, Alain Weill en a profité pour répondre à quelques questions. L'une d'elles portait sur une rumeur circulant dans les milieux parisiens et selon laquelle NextRadioTV serait intéressé par le quotidien économique dont LVMH, le groupe de Bernard Arnault, entend se séparer au profit des Echos. Alain Weill a répondu : « nous verrons le moment venu s'il est raisonnable de déposer une offre ».
Car toujours selon Alain Weill, encore faut-il que « différentes conditions » soient réunies, notamment celle qui porte sur la « certitude d'avoir un projet pour redresser le journal », « parce qu'il ne s'agit pas, dans une entreprise comme celle-là, d'aller vers une marginalisation d'une marque. Il faut trouver la clé et c'est ce qu'on est en train de chercher ». Le patron de presse fait ici référence aux comptes de la Tribune, dont l'actuel propriétaire n'a pas su faire une entreprise rentable. Un plan de redressement est inévitable, et c'est manifestement ce sur quoi planche Alain Weill.
Ce plan doit être équilibré : il faut que « le risque soit raisonnable », et « équilibrer entre passion, parce que c'est un projet passionnant, et raison, pour ne pas remettre en cause quoi que ce soit ». Et lui de conclure : « on réfléchit (...) et on verra le moment venu si on montre officiellement notre intérêt pour ce projet ».
L'homme d'affaires Vincent Bolloré fait également partie des personnes susceptibles de s'intéresser à un dossier qui promet d'être brûlant.
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