Albert Frère [GBL, CNP] se serait-il invité chez Wendel ?
08/02/2008 | 17:03 Les barons parleraient-ils... aux barons ? C’est ce que laisse entendre un entrefilet publié par le site internet de l’Express, mercredi dernier. Le baron frère – du royaume de Belgique – est aussi titré que le baron Ernest-Antoine Seillières de Laborde (« EAS »), l’un des chefs de file de la famille industrielle française Wendel. Mais le parallèle s’arrête là : si les cours des holdings cotés de Frère, GBL et CNP, ont perdu moins de 15% ces six derniers mois, l’action Wendel Investissement a perdu près de la moitié de sa valeur. Alors, les premiers s'intéresseraient-ils à la seconde ?
Bruno Abescat, patron de la partie Economie du magazine L’Express, a écrit le mercredi 6 février un article titré
« Bourse de Paris : la grande braderie ». La performance du CAC 40 depuis le 31 décembre ne permet pas de dire autre chose : depuis le début de l’année, le CAC affiche une baisse de près de 16%. En une quarantaine de jours, voilà qui est impressionnant....
Fini, les OPA financières !
Evidemment, la conjonction de l’interminable crise des « subprimes » et des scandales, comme celui qui plombe la réputation de la Société Générale, et leurs conséquences sur l’économie mondiale ne sont guère enthousiasmantes...
Les fonds d’investissement, très en vogue ces dernières années, se retrouvent pris au piège de la crise du crédit qui plombe leurs « munitions » : le financement d’OPA par l’endettement. C’en est donc fini des offres de rachat flamboyantes à des cours invraisemblables, comme celles de juin et juillet 2007, sorte de chant du cygne des fonds. Les tentatives de fusions actuelles sont d’essence industrielle, comme le rachat du groupe minier Rio Tinto que tente actuellement BHP Billiton.
Le temps des barons...
Mais attention : cela ne signifie pas que les financiers aient déserté la scène boursière. La preuve, voilà comment se termine le papier de Bruno Abescat :
« ces jours-ci, le Belge Albert Frère aurait ainsi pris position dans Wendel, le holding présent notamment dans le capital de Saint-Gobain. Wendel a beau démentir, la rumeur est tenace ». Voilà qui serait nouveau pour le baron Frère, qui s'intéresse d'habitude à des valeurs de l'économie réelle plutôt qu'à des financières.
C'est donc la rumeur du moment, mais l'information ne manque pas non plus. Ainsi Albert Frère a-t-il renforcé l’un de ses participations en Bourse de Paris, pas plus tard que cette semaine. La preuve que les Barons de la Bourse savent dénicher toujours des bonnes affaires !
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