Albert Frère livre sa feuille de route en attendant sa succession
02/05/2011 | 07:00 Dans un entretien accordé au Figaro économie, le financier belge passe en revue plusieurs questions : sa succession, ses intentions d’investissements, ses rapports avec Paul Desmarais et Nicolas Sarkozy ou encore la politique du gouvernement français concernant les prix de l’énergie.
Actualité oblige, l’entretien débute par l’offre publique sur la Compagnie nationale à portefeuille (
CNP) par sa société familiale et BNP Paribas. Conséquence des « évolutions de l’environnement », l’opération répond également « à un souhait » de la famille Frère, d’« être maitres chez eux ». « La maître mot dans les affaires, c’est la flexibilité », explique
Albert Frère.
Il confirme que l’opération s’inscrit dans le cadre de sa succession, une question qui, « sans être taboue », n’est toutefois « pas encore à l’ordre du jour ». Se disant « intimement convaincu » de la pérennité de son groupe, le milliardaire belge confirme ainsi que sa succession est d’ores et déjà réglée avec un passage de flambeau à son fils Gérald.
Albert Frère toujours aux aguets
En attendant son départ,
Albert Frère entend demeurer actif. Un portefeuille de holding étant « fait pour vivre », le milliardaire se dit « à la recherche de belles entreprises dans lesquelles investir, pourvu qu’elles respectent nos critères, qui sont très exigeants ».
Interrogé sur ses intentions à propos des sociétés du
CAC 40 dont il est actionnaire,
Albert Frère estime que
Lafarge « doit se désendetter à marche forcée ». Sur
Pernod Ricard, « toute évolution éventuelle de notre participation a été et sera concertée avec
Patrick Ricard », dont il apprécie « les liens particuliers » qui les unissent.
Energie : inquiet des « coups de barre » du gouvernement français
A propos des liens avec le canadien
Paul Desmarais et son groupe Power, l’homme d’affaires entend bien poursuivre le partenariat qui les unit jusqu’en 2029. « Notre alliance n’est plus seulement une affaire de personnes, mais d’institutions. »
Le Figaro le questionne ensuite sur Nicolas Sarkozy, grâce à qui « la France de 2012 sera différente de celle de 2007 ». « L’Europe et même le monde lui doivent une fière chandelle pour sa gestion de la crise financière », salue-t-il. Néanmoins, le patron de
GBL « ne peut que s’inquiéter des coups de barre » donnés par le gouvernement français en matière de prix du gaz et de l’électricité. A ce propos, il confirme que son groupe restera « un actionnaire fidèle et attentif » de
GDF Suez.
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