Bernard Tapie est entré au capital du Club Med
18/06/2009 | 16:00 Le feuilleton « Tapie au Club Med » se poursuit. Au cours des derniers épisodes, tout en restant flou sur ses intentions réelles, l'homme d'affaires avait manifesté ses réticences quant à la stratégie mise en place par son PDG, Henri Giscard d'Estain. Dernière annonce en date, la confirmation d'une prise de participation au sein du groupe à hauteur de 1% pour 2,5 millions d'euros. Reste à savoir si les exigences du nouvel actionnaire seront suivies d'effet. Suspens.
Le dépôt d'une plainte contre lui pour « manipulation de cours et diffusion d'informations trompeuses » n'a manifestement pas entamé l'ardeur de Bernard Tapie dans sa conquête supposée du Club Med.
Depuis avril dernier, l'ancien Ministre de François Mitterrand multiplie les critiques relatives à la stratégie engagée par Henri Giscard d'Estain depuis son entrée en fonction en 2003.
L'axe visant à faire du Club le « spécialiste mondial des vacances tout compris, haut de gamme, conviviales et multiculturelles » est dénoncé par Tapie au motif que « le Club Med ne s'est pas adapté aux nouvelles exigences du tourisme haut de gamme. Leur produit est trop standardisé ».
Et le fait est que si les villages haut de gamme représentent bien désormais 55% de la capacité hôtelière du groupe, contre seulement 20% il y a 8 ans, les résultats ne sont eux, pas au rendez-vous.
Au regard de l'objectif de 100 millions d'euros de résultat opérationnel attendu pour 2006, les 43 millions d'euros obtenus l'année dernière offrent du grain à moudre à Tapie.
Et avec une perte nette à 22 millions d'euros, qui s'est creusée sur le premier semestre de son exercice 2008-2009, et des réservations en deçà des estimations effectuées, l'année en cours ne semble pas s'engager sous de meilleurs hospices.
En fin de semaine dernière, Bernard Tapie n'en a pas moins confirmé avoir acheté 260 000 actions Club Med. Le titre a perdu 1,7% depuis le début de l'année et s'est effondré de 78% en 2008.
Prochaine étape probable : parvenir à convaincre les actionnaires de la nécessité de changer de stratégie d'ici à la future assemblée générale prévue en mars 2010, en proposant « une alternative crédible ».
Le feuilleton continue.
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