Bill Gates rejoint le conseil d'administration de Berkshire Hathaway
30/04/2009 | 16:00 Les récentes contre-performances de Microsoft auraient-elles donné envie au jeune retraité de 53 ans de lorgner vers d'autres cieux financiers ? Bill Gates vient en effet de rejoindre son ami Warren Buffet. Le co-fondateur du géant mondial des systèmes d'exploitation est entré au Conseil d'Administration de Berkshire Hathaway ; « jusqu'à la fin de ses jours » a-t-il déclaré.
Bill Gates a laissé la direction de Microsoft à Steve Ballmer, en juin 2008, afin de se concentrer sur les actions philanthropiques de sa fondation. De nouvelles activités qui ne l'empêchent pas de reprendre le chemin des affaires et d'entrer au conseil d'administration de Berkshire Hathaway, le véhicule d'investissement de Warren Buffett.
La mission de Bill Gates ? « Protéger les valeurs culturelles du milliardaire, aujourd'hui âgé de 78 ans, après son prochain départ », a-t-il expliqué à Bloomberg. « Il ne suffit pas que Berkshire soit pas une société forte, il faut qu'elle le soit pour toujours », a rajouté l'ex étudiant d'Harvard, qui annoncera peut-être, le 2 mai prochain, le nom du successeur de « l'oracle d'Omaha ».
Pourtant, au regard des résultats enregistrés par Microsoft sur le 1er trimestre 2009, certains pourraient être tentés d'exhorter Bill Gates à reprendre les rênes de son groupe, plutôt que de prodiguer moult conseils ailleurs. « En résumé, le trimestre a été dur et je ne vois rien de vraiment encourageant pour les prochains mois », a même avoué Chris Liddell, le directeur financier de Microsoft.
Pour la première fois en 23 ans, le chiffre d'affaires du fabricant de Windows a perdu 6% sur les trois premiers mois de l'année. Une baisse qui s'est accompagnée d'une chute de 32% du bénéfice net de la firme créée en 1975 avec Paul Allen.
Principales raisons de ce recul sans précédent : d'abord, la diminution des ventes d'ordinateurs, dont la plupart sont commercialisés avec le système d'exploitation de Microsoft ; ensuite, les nombreuses critiques formulées à l'encontre de Windows Vista, qui ont entraîné une diminution de 16% des ventes de la division Windows et dont Linux aura joyeusement profité.
Des sources de préoccupation que Bill Gates espère malgré tout annihiler grâce au lancement de Windows 7, prévu très prochainement, et présenté comme le « messie windowsien ».
Toutefois, si les symptômes déficitaires persistaient, Bill pourrait à son tour demander conseil à son ami Warren.
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