Microsoft revient à la charge pour un rachat partiel de Yahoo!
25/11/2011 | 07:00 Après avoir essuyé un premier refus de Yahoo malgré une offre mirifique, Microsoft revient à la charge pour tenter de racheter Yahoo!. Le groupe de Bill Gates aurait franchi un nouveau cran dans le processus d’achat. Reste que d’autres poids lourds lorgnent le portail américain.
Yahoo! et ses 700 millions de visiteurs mensuels suscitent toujours l’intérêt de nombreux acteurs. En février 2008, le portail, qui cherche toujours un successeur à son ancienne directrice générale
Carol Bartz, s’était permis le luxe de repousser une offre de
Microsoft d’un montant de 47,5 milliards de dollars. Depuis, les deux parties sont devenues partenaires dans la recherche en ligne afin de contrer le géant Google.
Trois ans plus tard, l’intérêt de Microsoft pour
Yahoo! est intact. Selon le site du New York Times, le groupe fondé par
Bill Gates aurait signé un accord de confidentialité (« nondisclosure agreement ») avec Yahoo! pour accéder à ses comptes financiers et étudier le dossier de plus près. Des négociations seraient en outre à nouveau ouvertes pour le rachat partiel de certains services de
Yahoo! (Yahoo Sports, Yahoo Finance, Yahoo News, etc.).
Microsoft chercherait à créer un consortium pour proposer la meilleure offre possible. La firme de Seattle souhaiterait s’attacher le soutien financier du fonds Silver Lake et de l’Office d’investissement du Régime de pensions du Canada. Les directions de
Microsoft et de Yahoo n’ont évidemment pas confirmé ces informations.
Vers une alliance entre Alibaba et le russe DST
Mais
Microsoft est loin d’être le seul candidat à une reprise partielle du portail cofondé par Jerry Yang. Le chinois
Alibaba, dont Yahoo! détient 40% du capital, apparait comme un candidat sérieux. Son PDG
Jack Ma a indiqué il y a quelques semaines qu’il était « très intéressé » par un éventuel rachat de Yahoo! via un consortium qui pourrait comprendre le russe Digital Sky Technologes (DST). DST est déjà présent au capital de mastodontes comme Facebook ou de start-ups en devenir (Zynga, Groupon).
Lemonde.fr fait toutefois remarquer que le Congrès américain risque de voir d’un bien mauvais œil la prise de contrôle d’un fleuron américain par un consortium formé de groupes chinois et russe.
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