Le PDG de Dassault Aviation peine à faire avancer le dossier de rapprochement entre Thales et Safran
05/08/2011 | 10:00 Bien qu’ils aient repris en mai dernier sous l’impulsion du gouvernement de François Fillon, les pourparlers visant à favoriser un échange d’actifs entre Thales et Safran dont l’Etat possède respectivement 27 et 30% ne semblent pas en passe d’aboutir. Charles Edelstenne, actionnaire à 26% de Thales, regrette « l’intransigeance » de la direction de Safran.
« Chaque fois que
Thales propose une solution, tout est refusé par
Safran.
Thales fait un effort, et c'est toujours non » a déclaré la semaine dernière
Charles Edelstenne, évoquant les difficultés relatives au « grand projet industriel » dont parlait le ministre de la Défense Gérard Longuet dans un entretien accordé aux Echos il y a quelques semaines. Le partage d’actifs doit permettre de regrouper un certain nombre d’activités des deux groupes pour en faire un géant mondial de l’optronique.
Les discussions engagées l’année dernière ont repris en mai dernier ; elles pourraient conduire à un rapprochement entre
Thales et
Safran si un accord pouvait être trouvé.
Mais en dépit de l’optimisme affiché par Laurent Collet-Billon, Délégué général pour l’armement, qui estimait en mai dernier dans un article paru dans les Echos qu’un « accord (était) possible dès cet été », tout porte à croire que les principaux intéressés ne semblent pas encore avoir pu trouver un terrain d’entente.
Dans le même communiqué, le groupe
Safran estimait quant à lui qu’il était impossible « d'évaluer la possibilité d'aboutissement de ces discussions ni de préciser les modalités de mise en œuvre d'un éventuel accord ».
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