Conrad Black espère une libération prochaine
30/06/2010 | 10:00 Conrad Black, l'homme qui avait défrayé la chronique en Amérique de Nord pour avoir perçu des commissions de vente alors qu'il était le grand patron de son empire des médias, pourrait bénéficier d'une remise en liberté. Encore faudrait-il que la cours d'appel de Chicago valide la décision de la Cour Suprême.
Il passait des jours paisibles derrière les barreaux d'une prison de Floride. En 2007, après plusieurs années d'enquête et de procès, Conrad Black avait été condamné à une forte amende et à 6 ans et demi de prison pour fraude et entrave à la justice.
Et les tentatives répétées de ses défenseurs à l'époque n'y avaient pu rien changer. Quelques années plus tôt, à la tête de Hollinger International, l'homme d'affaires d'origine Canadienne était à la tête d'un véritable empire des médias qui réalisait plus de trois milliards de dollars de chiffre d'affaires et possédait plus de 500 titres de presse au Canada, aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne.
Cette semaine, la Cour Suprême des Etats-Unis a invalidé les condamnations prononcées à son encontre, à l'instar de celles prononcées pour l'ex patron d'Enron, Jeffrey Skilling.
Les avis paraissent toutefois partagés et la polémique pourrait bien à nouveau enfler. Entre ceux, comme le gouvernement Américain, qui verrait d'un mauvais œil cette libération inattendue, dans un contexte de crise financière et de scandale « madoffien » récent, et les avocats de Conrad Black qui vont tout faire pour libérer leur riche client, la bataille risque d'être mouvementée.
Une nouvelle affaire à suivre.
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