Conrad Black se verrait bien habiter en Floride avec un passeport américain
09/01/2008 | 15:30 Ancien « baron noir » des médias, Conrad Black est-il opportuniste ou simplement pragmatique ? Quand on est riche et célèbre – ou du moins qu’on l’a été, les temps sont plus durs pour ce canadien devenu baron britannique – mais néanmoins poursuivi par la justice, pourquoi ne pas tenter de changer de nationalité ? Black demande désormais à bénéficier de droits associés à la citoyenneté américaine, ce qui pourrait grandement arranger le déroulement de sa peine de prison, prononcée l'année dernière par un juge américain.
Il est vrai que l’homme a déjà « rodé » le processus, en laissant tomber la citoyenneté canadienne pour pouvoir obtenir le titre de Lord en Angleterre, « baron Black de Crossharbour ».
Par l'entremise de ses avocats, M. Black, qui devrait prochainement purger une peine d’emprisonnement de six ans et demi, demande au Bureau fédéral américain des prisons d’exécuter sa sentence dans un établissement à sécurité réduite.
Dans un document de quatre pages destiné à l'administration pénitentiaire US et soumis au tribunal cette semaine, la défense de Conrad Black invoque les multiples contributions de ce dernier à la société américaine, mentionnant notamment son admiration pour les États-Unis et son passé d'homme d'affaires dans ce pays. Singulière démarche...
Dossier de candidature original
A cet effet, le document indique que
Conrad Black « a été un membre de la société très productif qui a beaucoup investi dans l'économie américaine en tant que propriétaire d'entreprise durant plusieurs années ». Que la société ait été très productive, nous n’en doutons pas, même Conrad Black semble avoir pris quelques libertés avec la légalité.
Durant une audience le mois dernier à Chicago, ses avocats avaient demandé qu’il purge sa peine au complexe correctionnel fédéral de Coleman, en Floride. Il s'agit d’un des plus grands centres carcéraux des États-Unis, avec plus de 5.000 détenus. Cela va peut-être avec le climat de Floride : les conditions de détentions y sont réputées moins rudes que dans la région des Grands Lacs, où Black a été condamné.
Les avocats de Lord Black demandent, si l'exemption lui est accordée, qu'il soit incarcéré dans un établissement à sécurité minimum de Miami. Suivant une logique très
'Conrad Black' : il possède dans cette région une résidence à Palm Beach, cela rendrait donc plus faciles les visites de son épouse.
Le service d’étage n’a pas précisé si l’homme d’affaires souhaitait ou non dormir dans des draps de soie. Ni leur couleur...
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