Cyril Zimmermann [Hi Media] propose de racheter la Tribune « à titre personnel »
17/10/2007 | 06:00 Cyril Zimmermann, le P-DG de la société de services en ligne Hi Media, s'ajoute à la liste des candidats au rachat de la Tribune. Décidément, le deuxième quotidien économique français que LVMH met en vente pour acheter les Echos, suscite bien des convoitises. Actuellement, et parmi la demi-douzaine de candidats, on compte trois P-DG de sociétés cotées qui souhaitent faire entrer La Tribune dans leur patrimoine personnel : Alain Weill, patron de NextRadioTV (RMC et BFM) ; Patrick Combes, P-DG de Viel & Cie. Et depuis cette semaine, Cyril Zimmermann, P-DG de Hi Media.
La nuance a son importance : ce n'est pas Hi Media qui s'est mis sur les rangs, mais bien celui qui dirige la société en tant qu'individu. Les Echos, qui écrivaient dans leur édition du 15 octobre que c'était Hi Media qui faisait acte de candidature, se sont fait rabrouer par un communiqué publié dès midi, le jour même, par Hi Media.
Après un démenti, Hi Media indique qu'« en revanche, il est exact que le PDG et fondateur [d'Hi Media], Cyril Zimmermann, et Jean-Charles Simon, administrateur de Hi Media, sont à titre personnel parties prenantes à une offre qui se fait par l’intermédiaire d’une holding d'acquisition dans laquelle Hi Media n’intervient pas ».
Voilà pour la substance du premier paragraphe d'un communiqué qui n'en compte que deux. Le second est composé d'une longue citation attribuée à son P-DG. « Je suis convaincu qu’il existe en France de la place pour deux quotidiens économiques et financiers de qualité et que leur développement passe en grande partie par Internet », affirme M. Zimmermann.
Les plans de Cyril Zimmermann
Comment compte-t-il s'y prendre ? M. Zimmermann donne plus de détails que ses concurrents : il veut capitaliser sur la marque La Tribune et « développer les revenus là où ils peuvent l’être le plus facilement, c’est-à-dire sur Internet. La presse payante traverse une crise de son modèle économique, largement liée à son mode de distribution et à une évolution de l’allocation des recettes publicitaires défavorable à la presse quotidienne. Le mode de distribution connaîtra probablement une évolution ».
Voilà qui est intéressant et n'est pas sans rappeler le sort du troisième quotidien économique français, l'Agefi, propriété de... François Pinault, patron de PPR, via sa holding personnelle Artemis. Ce journal se passe désormais de parution papier, et n'est plus publié qu'en ligne, au format PDF.
M. Zimmermann conclut son communiqué : « Ma participation à une offre me permettra, en cas de succès, de proposer à Jean-Charles Simon mon expérience des média on line pour influer sur cette évolution stratégique de La Tribune ».
En tout état de cause, voilà qui fait du travail pour la banque Lazard, mandatée par LVMH pour la vente du journal. Reste le cas de Vincent Bolloré, qui ne s'est pas encore prononcé sur le dossier, mais que la presse payante ne laisse pas indifférent. D'ailleurs, selon Les Echos du 15 octobre, l'homme d'affaires breton négocierait directement avec Bernard Arnault, P-DG et principal actionnaire de LVMH. A suivre...
© Zonebourse.com 2007 / Crédit photo © Maxppp