JP Morgan retarde la prise de participation de David Einhorn dans les New York Mets
28/07/2011 | 16:00 On saura bientôt s’il s’agit d’un simple contretemps ou d’un obstacle plus sérieux. Le veto mis par la banque américaine à la prise de participation du patron de Greenlight Capital dans son équipe de baseball favorite repose sur le fait que notre baron ne propose qu’un prêt, susceptible d’être remboursé dans 3 ans.
Tout était pourtant bien calé.
David Einhorn, fan des New York Metropolitans, s’était mis d’accord avec les propriétaires de l’équipe, les frères Fred et Jeff Wilpon, pour prêter 200 millions de dollars et prendre 33% du capital. Selon les termes de cet accord, notre baron pourra prétendre à 60% du capital à un prix d’ores et déjà fixé si les actuels propriétaires ne remboursent pas leur dette dans les trois années à venir. En cas de remboursement dans les temps, Einhorn verrait en revanche sa participation abaissée à 16%.
C’est justement là que le bât blesse pour JP Morgan, principal créancier des Mets, qui afficheraient quelque 500 millions de dollars de dettes. La banque américaine ne veut en effet pas d’un simple prêt susceptible d’être remboursé, facteur d’incertitudes. Récemment, selon le New York Post, JP Morgan a même envoyé un courrier particulièrement saignant aux propriétaires de l’équipe, leur reprochant d’avoir réparti leur emprunt dans 13 véhicules financiers différents.
« Les Wilpon passent un sale quart d’heure avec leur banque », a ainsi confié une source proche du dossier. De fait, la banque des Mets, dont le rôle est de dire oui ou non aux emprunts contractés par la direction de l’équipe, ne veut pas entendre parler d’un énième prêt. JP Morgan appelle de ses vœux une restructuration totale des 500 millions de dollars de dettes, avant éventuellement de rembourser Einhorn en 2014.
Pour notre baron, la partie n’est donc pas gagnée. Les déficits chroniques enregistrés par les grands clubs américains, qu’il s’agisse de basket, de football ou de baseball, commencent à lasser les banques, qui n’acceptent plus aussi facilement les solutions de facilité pour leur refinancement.
David Einhorn est donc prévenu : il va devoir transformer son prêt en prise de participation ferme s’il veut accomplir son rêve d’enfance.
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