Pourquoi Donald Trump a raison quand il juge illégale la concurrence chinoise
13/09/2011 | 10:22 Pour le site américain Digital Journal, les diatribes de Donald Trump sur les dégâts occasionnés aux Etats-Unis par la concurrence chinoise sont parfaitement fondées, et n’ont rien à voir avec de la simple jalousie liée aux coûts salariaux. Là, c’est de la légalité dont il s’agit.
Critiquer le déferlement des produits chinois sur les marchés occidentaux est bien souvent un aveu de faiblesse lié aux écarts de compétitivité qui se creusent avec les pays émergents. C’est surtout un sport national aux Etats-Unis, où nombre de chefs d’entreprise ne savent plus comment faire pour rivaliser avec la main d’ouvre bon marché disponible en Chine (un salarié chinois coûte 10 moins cher d’un salarié américain).
Donald Trump est coutumier de ce genre d’attaques, populistes de l’avis de certains, mais parfaitement justifiées pour d’autres.
Le Digital Journal donne ainsi raison à notre baron sur deux points rarement abordés. Tout d’abord, il se révèle extrêmement difficile d’amener une entreprise chinoise devant la justice américaine, si le cas échant ses produits s’avèrent défectueux et/ou dangereux pour le consommateur. Outre le coût élevé d’un procès, il s’avère quasiment impossible d’avoir des renseignements en langue anglaise sur les processus de fabrication des produits fabriqués en Asie.
Le seul moyen d’obtenir l’interdiction du produit ou des réparations financières est que l’entreprise incriminée soit contrôlée par Pékin. Dans le cas contraire, il devient très difficile de se retourner contre une firme chinoise. Cette dernière peut donc sans scrupule inonder le marché de produits aux normes douteuses et profiter d’avantages concurrentiels devenus alors encore plus flagrants.
Deuxième reproche, qui a suscité l’indignation de The Donald : la difficulté à identifier la provenance d’un produit chinois et la possibilité qu’il ait été fabriqué dans une des prisons du pays, au mépris des réglementations de l’OMC. Si l’ouvrier chinois est payé juste assez pour assurer sa subsistance, les prisonniers ne reçoivent aucune rémunération. Là encore, l’avantage concurrentiel devient gigan-tesque, puisque le seul coût pour l’entreprise exportatrice est celui du transport.
Outre-Atlantique, il est autorisé de produire des biens en prison, mais à la seule condition de les pro-poser ensuite au gouvernement fédéral ou à celui des différents Etats. Aucune distorsion de concur-rence avec une entreprise traditionnelle, qui paye normalement ses salariés, n’est autorisée. La Chine fait objectivement fi de cette exigence, en opacifiant totalement les circuits de production.
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