Ernest-Antoine Seillière [Wendel] en négociation avec Planeta pour la cession de Editis
25/04/2008 | 13:21 Depuis le 21 avril 2008, Wendel a entamé des négociations exclusives avec l'espagnol Planeta dans le but de lui céder Editis, le numéro deux de l'édition française pour 1,026 milliard d'euros. Des négociations qui ont toutes les chances d'aboutir, Wendel ayant octroyé une exclusivité au groupe catalan jusqu'à fin juin pour finaliser la cession.
Ernest-Antoine Seillière a visiblement changé d'avis. Alors que le président de Wendel affirmait en 2004 : "Nous sommes dans l'édition pour longtemps et pour y mener une politique de leader", l'homme s'apprête à revendre Editis à l'espagnol Planeta.
Un joli coup financier pour le fond d'investissement Wendel. Numéro deux de l'édition, Editis (Nathan, Bordas, Robert Laffont, Plon, Le Robert, Pocket...), a réalisé en 2007 un chiffre d'affaires de 760 millions d'euros et un résultat de 93 millions d'euros. Le groupe est aujourd'hui valorisé à onze fois son résultat opérationnel.
L'opération est d'autant plus profitable pour Wendel que lors de l'acquisition d'Editis en 2004, le fonds n'avait apporté que 180 millions d'euros en cash sur les 660 millions de la transaction avec le groupe Lagardère. Wendel devrait récupérer de cet investissement de court terme la somme de 500 millions d'euros, une fois déduits les 450 millions d'euros de dettes portés par Editis.
Leader mondial de l'édition en langue espagnole, le groupe Planeta, dirigé par José Manuel Lara, détient une quarantaine de maisons. Le groupe affiche un chiffre d'affaires de 2,5 milliards d'euros, dont 1 milliard dans l'édition.
Avec cette acquisition, Planeta entre dans le très fermé club des dix « grands » mondiaux de l'édition. Côté français, en plus d'être fructueuse, cette vente devrait permettre au président du directoire de Wendel Jean-Bernard Lafonta, contesté dans ses récents choix stratégiques, de reprendre son souffle.
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