Ferdinand Piëch [Porsche, VW] éclaboussé par les frais scabreux du CE06/12/2007 | 12:32 Sexe, argent et pouvoir : un mélange des genres périlleux. Klaus Volkert, ancien président du comité d'entreprise (CE) de Volkswagen aurait du s'en douter. Il comparait depuis le 22 novembre devant le tribunal de Braunschweig pour répondre des 48 (!) chefs d'accusation retenus contre lui pour abus de confiance et escroquerie. Celui qui fut également membre du conseil de surveillance du constructeur allemand aurait bénéficié de plus de 2 millions d'euros de pots-de-vin versés par la direction de VW...
Sans compter les sommes détournées par Volkert pour financer des voyages d'agrément, des séjours dans des palaces, mais aussi les services de prostituées et des soirées à grands frais dont auraient également bénéficié des membres du personnel de VW. C'est une enquête interne qui a révélé, il y a deux ans, ces actes de corruption.
Au-delà du cas de ce syndicaliste verreux plane l'ombre de Ferdinand Piëch, président du conseil de surveillance de Volkswagen. Difficile de croire qu'il n'était pas au courant de ces pratiques. Il devra d'ailleurs s'expliquer le 9 décembre devant la justice. Klaus Volkert affirme en effet que son président lui a remis une lettre couvrant ses frasques. Il lui aurait promis en outre une rémunération revue à la hausse. Vengeance ?
Un membre de la direction se sacrifie
Ferdinand Piëch, petit-fils de Ferdinand Porsche – dont le groupe possède 31% de VW – se défend d'avoir été informé de ces pratiques. L'un de ses collaborateurs, Peter Hartz, ex-DRH de VW, a décidé de porter le chapeau et a reconnu avoir autorisé le versement de 2 millions d'euros sur le compte personnel de Klaus Volkert, ainsi que de 350.000 euros accordées à son ancienne maîtresse brésilienne...
Il s'agissait de s'assurer que le puissant président du CE de Volkswagen ne s'opposerait ni à la réélection de Piëch, ni aux projets de la direction, manière de « fluidifier » le dialogue social. Peter Hartz assure avoir agi seul. Il a écopé d'une peine de deux ans de prison avec sursis et d'une amende de 576.000 euros. Quant à la direction du constructeur automobile, elle prétend tomber des nues : elle assure n'avoir « jamais été informée de ces détournements, pas plus que la présidence ». © Zonebourse.com 2007 / Crédit photo © Maxppp
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