Franck Riboud se renforce sur le marché russe
22/06/2010 | 10:00 En dépit d'une expérience malheureuse en Chine, le patron du groupe Danone n'a pas hésité à investir massivement dans un pays que d'aucuns qualifient « d'incertain ». Et c'est l'équivalent du résultat net part 2008 du groupe, que Franck Riboud entend dépenser pour devenir le numéro un de Russie.
L'information a été confirmée le 18 juin dernier par le groupe : « Danone et Unimilk ont annoncé la signature d'un accord de fusion des activités Produits Laitiers Frais de Danone dans les pays de la zone CEI avec celles de la société russe Unimilk. »
On pouvait penser que les longs et coûteux déboires chinois du patron français auraient émoussé ses velléités de développement dans une autre région située aussi à l'est de l'hexagone. Il n'en est rien. Le partenariat avec le chinois Wahaha, qui a pris fin en octobre 2009 après deux ans de conflit, n'empêchera pas
Franck Riboud de s'endetter lourdement dans l'ex-URSS.
Avec un chiffre d'affaires prévisionnel d'environ 1,5 milliard d'euros, le groupe qui doit naître de ce rapprochement doit permettre au géant de l'agroalimentaire français de s'emparer de plus de 20% du marché.
Une ambition russe qui n'en demeure pas moins coûteuse ; en contrepartie de « 57.5% du nouvel ensemble », Danone devra accroître sa dette de l'ordre de 1,3 milliard d'euros. Soit près de 10% des 15 milliards d'euros de chiffre d'affaires réalisés en 2009.
Un endettement qui n'inquiète pas vraiment
Franck Riboud : « Près de vingt ans après nos débuts en Russie, la création de Danone-Unimilk est pour Danone un mouvement stratégique dans une région porteuse de croissance pour les années à venir. »
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