Frank Stronach peut dire au revoir à Opel
04/11/2009 | 16:00 En dépit de l'accord signé en septembre dernier entre General Motors et les acquéreurs pressentis, le constructeur Américain a fait machine arrière concernant la cession de sa filiale Opel. Ni l'équipementier Magna, le groupe de Frank Stronach, ni la banque Russe Sherbank ne pourront acquérir le constructeur Allemand. Une décision unilatérale qui a également surpris Angela Merkel.
Depuis de nombreuses semaines, General Motors (GM) semblait faire traîner le dossier. Le processus de cession était pourtant bien engagé.
Après un premier accord de principe obtenu en mai, Magna, adossé à Sherbank et au constructeur Gaz, étaient parvenus à s'entendre avec GM le 10 septembre dernier. 55% d'Opel devaient être rachetés par Frank Stronach et ses partenaires d'ici la fin de l'année.
Le retour en arrière du géant Américain aurait été motivé par les signes d'amélioration entrevus pour l'industrie automobile et par l'intérêt stratégique porté à Opel.
Un revirement qui ne satisfait pas davantage la Chancelière Allemande qui s'était largement investie pour faire aboutir le projet, allant jusqu'à obtenir des garanties pour l'emploi en contrepartie de réductions importantes de la masse salariale.
« Le gouvernement regrette la décision du conseil d'administration de General Motors de restructurer lui-même Opel et de le conserver dans le groupe », a déclaré un porte-parole d'Angela Merkel cette semaine.
Berlin va devoir s'efforcer à la fois d'obtenir le remboursement du milliard et demi d'euro qui avait été accordé par les banques Allemandes, et dans le même temps tenter de calmer les probables tensions à venir entre GM et les syndicats outre-Rhin.
Pour l'instant, Magna s'est refusé à tout commentaire. Le feuilleton n'est pas encore prêt de s'arrêter.
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