George Soros s'improvise philosophe dans son dernier livre
04/06/2010 | 16:00 Dans un ouvrage d'une centaine de pages paru récemment, le célèbre investisseur témoigne de la façon dont il perçoit le système économico-financier et son devenir. Rassemblant les cinq conférences données l'année dernière, George Soros livre son analyse de la crise et quelques solutions pour y remédier.
Au classement des fonds d'investissement les plus riches, celui de
George Soros arrive à la cinquième place avec 27 milliards de dollars d'actifs gérés à fin 2009. C'est moitié moins que les 53,5 milliards de dollars de JP Morgan, mais cela reste plus qu'honorable.
L'homme qui fût en son temps le grand déstabilisateur de la monnaie britannique sait donc de quoi il parle quand il évoque la crise. Dans son livre, « Quelques leçons tirées de la crise » (aux éditions Denoël), le fondateur de Soros Fund Management fonde son discours sur les notions de « faillibilité » et de « réflexivité ».
Selon lui, elles sont à l'origine de tous les maux du système en place et responsables de la crise des subprimes. La perception incomplète et partisane des réalités économiques contribue à déformer et à modifier ces dernières. Pour le milliardaire, la concurrence parfaite n'existe pas, pas plus que les comportements rationnels ou la propension naturelle d'un marché à tendre vers l'équilibre.
« Le système est cassé pour de bon et doit être réparé » écrit
George Soros. Point de salut sans rénovation profonde de notre façon de fonctionner. Le riche octogénaire, dont les investissements ont encore généré plus de 3 milliards de dollars l'an passé, semble même faire amende honorable.
Fustigeant un modèle trop laxiste et reconnaissant dans le même temps avoir exploité ses failles. « Comme gérant de hedge fund, j'ai joué avec les règles en vigueur, en cherchant à maximiser mes gains. Comme citoyen, je milite pour réformer les règles, même si cela va à l'encontre de mes intérêts personnels », confesse-t-il.
Si même
George Soros le dit...
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