Le vétéran franco-américain revient à la charge sur Lagardère
08/08/2011 | 15:00 Dix-huit mois après l’assemblée générale du 27 avril 2010, Guy Wyser-Pratte ne décolère toujours pas. Le 3 août dernier, il a envoyé une lettre à l’Autorité des marchés financiers (AMF) pour contester le décomptage des voix lors de cette AG, preuves à l’appui.
Cet ancien Marine n’en est pas à sa première attaque pour l’ouverture d’une enquête sur le comptage des voix à l’assemblée générale des actionnaires du groupe
Lagardère du 27 avril (lire article :
Guy Wyser-Pratte ne baisse pas la garde face à Lagardère).
Guy Wyser-Pratte veut toujours faire toute la lumière sur le rejet de deux de ses résolutions : la première visant à le nommer au conseil de surveillance de
Lagardère et la seconde cherchant à changer les prérogatives de la commandite par actions, en réclamant que les associés commandités ne votent plus systématiquement avant les commanditaires. Elles ont été toutes les deux repoussées, respectivement par 76 et 78% des voix.
Contre-attaque à la veille de l’AG de 2012
Et c’est là que le bât blesse pour notre baron, ayant chargé le cabinet Mc Kenzie de recompter le nombre total de voix des investisseurs américains le soutenant. « Au total, nous pouvons démontrer qu'en ne comptant que les voix des actionnaires américains représentés par moi-même, AllianceBernstein, Broadbridge et ISS, ma candidature au conseil de surveillance a recueilli 44% des voix du quorum présent à l'assemblée. De plus, il est probable que d'autres actionnaires européens aient également voté en ma faveur. Je demande donc à l'AMF de mener une investigation pour comprendre l'origine de l'écart entre les résultats de l'AG et le comptage effectué par nos soins » a ainsi déclaré
Guy Wyser-Pratte rapporte le quotidien Le Figaro.
Entré en mars 2010 dans le capital de
Lagardère à hauteur de 0,53%,
Guy Wyser-Pratte s’est rapidement révolté contre l’absence de stratégie à la tête du groupe. Après l’échec de ses résolutions, l’investisseur avait revendu une grande partie de ses parts, pour ne conserver qu’environ 100 000 titres.
Alors même qu’
Arnaud Lagardère se trouve sous le feu des projecteurs pour d’autres raisons ces derniers jours (lire article :
Le patron du groupe Lagardère met en scène sa nouvelle vie sentimentale), notre baron persiste et signe avec cette lettre, appuyée par de documents venant d’ISS et Broadridge, deux cabinets spécialisés dans le vote par procuration des investisseurs. A la veille de l’assemblée générale de 2012,
Guy Wyser-Pratte semble loin d’avoir enterré la hache de guerre et parait plus déterminé que jamais. Affaire à suivre.
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