Il n'est pas encore accessible en France, mais aux Etats-Unis, les stocks du tout dernier Kindle 3, le dernier modèle de livre électronique d'Amazon, seraient d'ores et déjà épuisés.
L'information chiffrée n'est pas vérifiable, tant le groupe de
Jeff Bezos s'attache à entretenir le secret le plus absolu sur la réalité des quantités vendues. Mais l'enthousiasme affiché par l'homme d'affaires tendrait à prouver que la politique mise en place par le groupe porte ses fruits.
Sur le plan tarifaire d'abord, de gros efforts ont été faits pour réduire le prix de vente, qui a été divisé au moins par deux. Entre le premier modèle commercialisé en 2007, aux environs de 400 dollars, et le dernier-né de la gamme, proposé à partir de 140 dollars, l'écart est conséquent et manifestement générateur de commandes.
Au total, selon un article paru dans le journal Les Echos de la semaine dernière, ce ne serait pas moins de trois millions d'exemplaires qui auraient été vendus, toutes versions confondues.
Pour gagner en puissance et contrer les ambitions du dangereux rival iPad d'Apple (
Steve Jobs), Amazon privilégie une stratégie de recrutement massive de nouveaux clients, qui certes coûte cher, mais pourrait lui garantir l'hégémonie tant espérée.
Considérant qu'un client acquis à la marque sera plus facilement fidélisable ensuite,
Jeff Bezos paraît enclin à faire des efforts substantiels sur le prix de vente de « l'objet » Kindle, afin d'être ensuite idéalement placé pour lui proposé un contenu riche et varié.
Une façon de faire qui s'apparente à celles de certains acteurs de la grande consommation. Reste à savoir, si les concurrents vont laisser faire Amazon sans broncher.