Liliane Bettencourt poursuivie par une ex-employée
09/12/2009 | 16:00 Les affaires se suivent, mais ne se ressemblent pas. Nous avons d'un côté une fille, Françoise Bettencourt-Meyers, qui doute de la lucidité de sa maman, Liliane Bettencourt, au regard des nombreux dons qu'elle a accordés ici ou là, et nous avons maintenant de l'autre, une femme, ancienne employée de la milliardaire, qui vient de déposer une plainte pour « travail dissimulé ».
Il arrivera peut-être que certains finissent par s'élever contre l'acharnement dont est victime cette femme discrète et digne, né dans le Paris des années vingt. Dans la famille Bettencourt, c'est d'abord la fille, Françoise, qui depuis deux ans cherche à démontrer que sa mère a été victime, par « abus de faiblesse », de la cupidité d'amis prétendument désintéressés.
Après l'artiste et photographe François-Marie Banier, qui aurait abusé des largesses de son riche mentor, d'autres personnes se seraient vues octroyer quelques avantages trébuchants. « Il y a eu des donations à d'autres personnes », a indiqué le parquet de Nanterre, confirmant une information du Figaro et du Journal du Dimanche.
Ainsi, Martin d'Orgeval, proche de Banier, la fille du célèbre médecin Gilles Brucker, également exécuteur testamentaire de Liliane Bettencourt, ou Lindsay Owen-Jones, ancien PDG de L'Oréal, n'auraient pas su comment refuser les cadeaux de la généreuse femme d'affaires.
Mais à peine apprenait-on il y a quelques jours que Françoise Bettencourt Meyers avait fait une demande de mise sous protection judiciaire - refusée par le juge des tutelles du tribunal d'instance de Neuilly - qu'une nouvelle procédure était engagée contre la vieille dame.
C'est maintenant l'ancienne secrétaire particulière d'André Bettencourt, l'époux de Liliane décédé il y a deux ans, qui s'en prend à l'actionnaire de L'Oréal. « Ma cliente a engagé une procédure dans la mesure où une partie de sa rémunération a été versée en espèces, ce qui constitue le délit de travail dissimulé », a justifié Me Antoine Gillot, l'avocat de la plaignante.
Outre cette plainte pour « travail dissimulé » examinée cette semaine par la 17ème chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre, une autre action a également été engagée devant les Prud'hommes par l'ancienne salariée des Bettencourt, pour « licenciement abusif ».
Du côté de l'avocat de la Défense, aucun commentaire n'a pour l'instant été fait.
La saga Bettencourt continue.
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