Louis Gerstner souhaite racheter l'entreprise morlaisienne Giannoni
11/06/2010 | 07:00 Le groupe Carlyle souhaiterait-il faire mentir les cassandres qui nous annoncent le ralentissement des économies européennes et la baisse de la monnaie unique ? La firme dirigée par Louis Gerstner est pour le moins discrète sur les marchés européens, mais pour certains secteurs - au premier rang desquels se trouve l'énergie - le fonds américain est prêt à faire une exception.
Pour la première fois depuis 2008, le groupe Carlyle souhaiterait réaliser une acquisition dans la Vieille Europe en reprenant 65% du groupe français - mais basé à Londres - Giannoni France.
Giannoni est une entreprise innovante dans le secteur de l'efficacité énergétique, notamment l'industrie des chaudières au gaz. L'un des deux fondateurs, Joseph Le Mer, conserverait 35% du capital, tandis que le second, Rocco Giannoni, se retirerait totalement du groupe. Joseph Le Mer devrait en outre conserver son poste de directeur exécutif.
Pour la firme qui fut dirigée - et qui reste étroitement conseillée - par
Louis Gerstner, il s'agit de miser sur l'avenir : déjà bien implantée au Royaume-Uni aux Pays-Bas et en Allemagne, Giannoni pourrait partir, sous l'impulsion de Carlyle, à la conquête d'autres pays européens.
Benoît Colas, responsable de Carlyle à Paris, explique que le groupe lorgne vers l'est du continent et ce, jusqu'à la Russie, où les besoins en technologies efficientes pour l'industrie énergétique sont en hausse constante.
Cette opération pourrait bien marquer le renouveau des LBO pilotés par des groupes américains en Europe. Depuis le début de la crise, et face à l'enchérissement du crédit, celles-ci s'étaient faites de plus en plus rares...
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