La famille Schaeffler prend le volant de Continental
29/01/2009 | 05:44 L'histoire de cette OPA lancée il y a plus de 6 mois par Marie Elizabeth Schaeffler pourrait faire penser à la fable écrite par Jean de La Fontaine : « Une Grenouille vit un Boeuf qui lui sembla de belle taille ». Mais, entre l'acquisition de l'équipementier automobile réalisée l'été dernier par le fabriquant de roulements à bille et les tensions survenues récemment, une crise est passée par là...
Bien qu'étant parvenu à se hisser au rang des plus importants sous traitant au monde de l'industrie automobile, le groupe Schaeffler était parti à l'assaut d'un groupe 3 fois plus gros que celui détenu par « la veuve rusée », telle que la surnomme la presse allemande.
Mais les tensions survenues à l'aune de la crise de l'automobile fin 2008 ont modifié la donne et précipité les choses. D'abord, les 49,9% dont s'était emparé le groupe Schaeffler en contractant une dette d'environ 6 milliards d'euros, ont perdu 77% de leur valeur sur les 12 derniers mois.
Contraint par ailleurs de plafonner le versement des dividendes de Continental pour calmer ses créanciers, Schaeffler ne peut même plus compter sur cette manne pour faire face à un endettement cumulé qui atteint désormais les 22 milliards d'euros.
Cette situation catastrophique a conduit à des remaniements drastiques au sein de Continental ; les départs de Hubertus von Grünberg et de Alan Hippe, respectivement Président du Conseil de Surveillance et Directeur Financier de l'équipementier, ont d'ores et déjà été planifiés. Rolf Körfer a en outre été désigné par le groupe familial pour accélérer le rapprochement des deux entités et les sortir de la crise.
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