Mark Zuckerberg impuissant devant le piratage de Facebook
13/11/2009 | 11:00 Le fondateur du réseau social le plus utilisé au monde a appris cette semaine que quelques centaines de groupes communautaires avaient été l'objet d'un piratage en règle. Objectif avoué de ces corsaires virtuels : démontrer la vulnérabilité de Facebook. Après la rentabilisation de son modèle économique, peut-être un nouveau défi à relever par Mark Zuckerberg.
Ce ne sont pas moins de 300 groupes dont ces flibustiers des temps modernes se sont emparés, afin d'illustrer la fragile protection des données personnelles intégrées sur Facebook.
Ces groupes permettent aux utilisateurs du réseau social de Mark Zuckerberg de se retrouver autour de thématiques ou de centres d'intérêts communs et d'échanger des informations, des points de vue et même des médias (photos, vidéos, liens).
« C'est juste un exemple qui montre vraiment les vulnérabilités des sites de socialisation » a déclaré sur son site (internet controlyour.info), le groupe baptisé CYI (Control Your Info). Selon CYI, dès lors que le responsable (l'administrateur) quitte un groupe, il est aisé d'en prendre le contrôle et d'effectuer ensuite n'importe quelle modification.
Changement des paramètres d'utilisation, insertion de photos ou de vidéos à mille lieux des sujets abordés sur le groupe... Les opportunités de dérapages sont nombreuses.
L'opération a été mise en place dans une optique « pédagogique » ; les pirates informatiques ont informé les groupes infiltrés et se sont engagés à remettre en ordre ce qu'ils avaient changé. « Notre objectif principal est d'attirer l'attention sur les questions liées à la vie privée sur internet », ont encore indiqué ces militants de la « toile ».
Facebook n'a fait pour l'instant aucun commentaire sur le sujet. Mais peut-être Mark Zuckerberg est-il davantage intéressé par le projet de Columbia Pictures. La société de production hollywoodienne envisagerait de réaliser un film au sujet du célèbre réseau de sociabilisation.
Et Justin Timberlake y tiendrait le rôle de Sean Parker, l'actuel président de Facebook et ami du fondateur. C'est tout de même plus « glamour » qu'une histoire de pirates.
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