Les résultats de Ryanair décollent et bénéficient à son patron
28/07/2011 | 14:00 Les bonnes performances de Ryanair ont des répercussions sur la rémunération des dirigeants, notamment sur le premier d’entre eux, le bouillant Michael O’Leary, qui a encaissé 1,1 million d’euros en 2010. De plus, les perspectives ne sont pas franchement mauvaises, même si les prix du carburant suivent une pente quelque peu alarmante.
Sur les six premiers mois de l’année,
Ryanair a transporté 21,3 millions de passagers, soit 3 millions de plus qu’au cours du premier semestre 2010. Le premier semestre 2011, achevé en juin, a vu le bénéfice atteindre 139,3 millions d’euros, tandis que le chiffre d’affaires a bondi de 29% par rapport à l’année précédente, à 1,16 milliard d’euros. En 2010, les profits ont dépassé les 400 millions d’euros, en progression de 26% comparé à 2009.
Fort de ces bons résultats, la low-cost irlandaise a plutôt bien traité ses dirigeants. Le patron de la compagnie,
Michael O’Leary, a perçu 1,1 million d’euros en 2010, contre 900 000 euros en 2009. La part fixe du salaire s’établit à 595 000 euros, contre 440 000 pour la part variable, soit 200 000 euros de plus que l’année dernière. Au total, l’équipe de direction de
Ryanair s’est partagée 5,2 millions d’euros, contre 4,5 millions en 2009, à l'exception de
David Bonderman qui a renoncé une nouvelle fois à ses honoraires.
Mais l’ombre de la hausse des prix du carburant commence à planer sur la bonne santé dont a toujours bénéficié la compagnie irlandaise. Déjà, sur le trimestre qui vient de s’écouler, les prix du kérosène ont flambé de 50%, ce qui a coûté 140 millions d’euros de plus que prévu à
Ryanair. Cette dernière a décidé de répercuter immédiatement cette hausse sur le prix de ses billets, qui vont augmenter de 12% à 15% au second semestre, mais resteront en-dessous de ceux pratiqués par la concurrence, assure la compagnie. Une diminution du nombre de vols est également au programme.
Air France, le meilleur ennemi
Cela n’empêche pas la compagnie de
Michael O’Leary de voir l’avenir en rose, en annonçant en début de semaine la réouverture cet hiver de 6 lignes et le lancement d’une nouvelle au départ de Marseille à destination de Milan. Ces vols seront opérés par des avions basés à l’étranger afin de contourner les lois françaises sur l’emploi des personnels navigants. Cette offensive vient répondre à celle d’
Air France, qui va de son côté ouvrir 13 nouvelles liaisons depuis la cité phocéenne à prix réduits (à partir de 50 euros), pour une même qualité de service (lire article :
Ryanair devra bientôt faire face aux ambitions d’Air France).
Michael O’Leary ne semble pas particulièrement effrayé par cette nouvelle concurrence : « On ne s’occupe pas de ce que fait
Air France : leurs tarifs ne seront jamais en concurrence avec les nôtres, ils seront simplement 3 fois plus élevés au lieu de 5 fois plus ». Et de préciser que le prix moyen d’un billet
Ryanair est de 39 euros, contre 254 euros chez
Air France. Effectivement, il y a de la marge...
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