Nelson Peltz se sépare d’une grande partie de la chaîne de fast-foods Arby’s
15/06/2011 | 07:00 La chaine de restauration rapide Arby’s passe dans le giron du fonds d’investissement Roark Capital Group, contre un chèque de 320 millions de dollars. Une opération à laquelle a participé activement Nelson Petz, à la tête de Trian Fund Management, principal actionnaire d’Arby’s.
Arby’s, chaîne de restauration rapide réputée pour ses sandwiches au roastbeef, a finalement mal digéré l’alliance avec son concurrent Wendy’s en 2008. Trois ans après cette opération, Arby’s vient en effet d’accepter une offre de rachat émanant du fonds Roark Capital Group. Ce dernier paiera 130 millions de dollars en cash, somme à laquelle il faut ajouter les dettes, à hauteur de 190 millions de dollars.
Le fonds d’Atlanta est désormais à la tête de 82,5% de la chaîne de restaurants, son ancien partenaire Wendy’s conservant le solde, valorisé 30 millions. Roland Smith, PDG de l’ensemble
Arby’s-Wendy’s, ne renie pourtant pas le rapprochement opéré il y a 3 ans entre ces deux anciens rivaux, une opération qui faisait sens à l’époque. Mais l’année dernière, le chiffre d’affaires d’Arby’s a reculé de près de 10%, à 966 millions de dollars, et celui de Wendy’s de 2,7%, à près de 2 milliards.
Roark Capital met donc la main sur quelque 3 600 fast-foods outre-Atlantique, dont une centaine au Canada. Pour conclure l’opération, le fonds a dû avoir le feu vert de
Nelson Peltz, patron de Trian Fund Management, principal actionnaire du tandem
Arby’s-Wendy’s. C’est même lui qui a piloté le rapprochement entre les deux chaînes de restauration en 2008. Un choix pas vraiment couronné de succès : depuis, l’action a perdu 23% et les ventes dégringolent.
A l’époque,
Nelson Pelz assurait que le nouvel ensemble fusionné avait de « substantielles » perspectives de croissance. Mais, crise oblige, la concurrence s’est fortement intensifiée sur le créneau de la restauration rapide et pas chère, et la promesse de décollage a fait long feu. Sur les 12 derniers mois, pas moins de 52 transactions ont eu lieu dans le secteur, fortement impacté de surcroît par la hausse du cours des matières premières agricoles. La cession d’Arby’s n’est donc qu’un nouvel épisode de la recomposition en cours dans le petit monde des fast-foods américains.
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