Un nouveau sursis pour Nicky Oppenheimer
03/12/2009 | 16:00 Confronté depuis plusieurs mois aux conséquences de la crise internationale, le géant du diamant met tout en œuvre pour sauver son entreprise. Mise au chômage technique, diminution de la production, interruption de l'exploration... Nicky Oppenheimer a même récemment obtenu une nouvelle aide financière des actionnaires de De Beers pour honorer une partie de ses dettes.
Les dettes du numéro un mondial du diamant, estimées à quatre milliards de dollars, restent un réel sujet de préoccupation pour son président, Nicky Oppenheimer.
Fondée en 1888 par Cecil Rhodes pour exploiter les mines de diamant sud-africaines, la firme De Beers contrôle environ 40% de la production planétaire, à travers une petite dizaine de pays.
Jusqu'en 2008, l'activité était florissante, mais la crise financière est passée par là. Sur un marché où n'existe pas de cours officiel du diamant, l'effondrement de la demande a fort logiquement entraîné une chute importante des prix.
Sur le premier semestre 2009, les bénéfices nets de la firme sud-Africaine se sont écroulés de près de 100%. Il était urgent de réagir, De Beers a donc procédé à des fermetures de mines, réduit drastiquement les livraisons aux intermédiaires pour empêcher que les prix ne baissent davantage et sollicité l'aide de ses actionnaires.
C'est un milliard de dollars qu'investiront les trois actionnaires, à hauteur de leurs participations respectives : 450 millions de dollars pour Anglo American, 400 millions pour la famille Oppenheimer et 150 millions pour l'état du Botswana.
Parallèlement, le groupe négocie avec les banques afin d'obtenir le renouvellement d'un prêt de 1,5 milliard de dollars qui arrivera à échéance à la fin du premier trimestre 2010.
© Zonebourse.com 2009 / Crédit photo © Maxppp