Patrick Partouche n'est pas un « dealer sympathique »
09/10/2009 | 11:00 Cette semaine, sur Europe 1, le patron du groupe de casinos Partouche a rejeté le qualificatif de « dealer sympathique » dont il était affublé. Patrick Partouche nie tout risque d'addiction lié à la libéralisation des jeux en ligne, un projet en cours d'examen à l'Assemblée Nationale.
Alors que le projet de loi relatif à l'ouverture des jeux en ligne est en cours d'examen par les Députés Français, un certain nombre de voix, dont celle de Jean François Copé, le patron de l'UMP à l'Assemblée Nationale, commence à s'élever pour mettre l'accent sur les risques d'addiction que cette libéralisation pourrait engendrer.
Un sujet qui semble énerver passablement Patrick Partouche.
« Nous n'avons, nous, casinotiers, de leçon à recevoir de personne », a-t-il expliqué sur radio BFM. Pour Monsieur Partouche, il n'y a aucun risque pour que l'ouverture des paris en ligne, prévue pour juin 2010, entraîne une augmentation des phénomènes d'addiction au jeu. « Encore faut-il que tous les opérateurs de jeu adoptent les mêmes règles, en termes d'addiction au moins » a-t-il toutefois rajouté.
Le grand vizir des croupiers a par ailleurs insisté sur les dispositions prises par les casinos en France, afin de prévenir ces risques de dépendance. « Il n'y a que nous qui contrôlons l'identité et le fait que ces gens-là ne sont pas mineurs ni interdits de jeu. Alors j'aime bien entendre, moi, des leçons sur l'addiction (...) Nous sommes les premiers à avoir mis en place un système, 24 heures sur 24, de conseillers, baptisé Addictel », s'est-il défendu.
De la même façon, sur les sites Internet de jeux du groupe, une procédure drastique de contrôle de l'identité des joueurs a été mise en place. Avec ce système, « j'ai déjà la certitude que le téléphone portable et le compte bancaire appartiennent à la personne qui veut jouer », a souligné Patrick Partouche.
Quant à savoir si l'arrivée de nouveaux et nombreux concurrents était une bonne chose, le fils d'Isidore Partouche, fondateur du groupe éponyme, n'hésite pas à répondre par la négative. Selon lui, seule une « segmentation de l'offre » de jeux devrait être envisagée.
« Les paris au PMU, les jeux de loterie et de grattage à la Française des Jeux, le poker, pour tout le monde, puisque tout le monde veut du poker, mais que les casinos en dur aient la possibilité de faire de la machine à sous et de la table sur Internet [en exclusivité] ».
On ne peut pas être plus clair.
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