Patrick Partouche renoncera-t-il à une licence de jeux en ligne ?
30/12/2009 | 11:00 Le président du directoire du Groupe Partouche a accordé un entretien aux Echos (28/12) dans lequel il fait part de ses critiques sur la future loi d'ouverture du marché des jeux en ligne. Pointant les différences de traitement dont pâtit son groupe, il adresse une sévère mise en garde.
« Nous sommes prêts à l'ouverture à la concurrence du marché français des paris et jeux de table en ligne, quel que soit le calendrier », annonce-t-il, avant de nuancer son ambition : « il n'est pas sûr à ce stade que nous soyons finalement candidat à l'obtention d'une licence en France ».
Assurant que le groupe Partouche est « dans une position idéale » sur le plan opérationnel, la décision de briguer une licence sera prise « au vu du dispositif réglementaire et des contraintes ». Et d'expliciter son raisonnement : « J'ai attaqué pendant dix ans, aujourd'hui je joue en défense ».
Ce qui le préoccupe surtout, c'est l'iniquité règlementaire selon les opérateurs : « Je ne veux pas d'une mascarade qui vise à protéger la Française des Jeux et le PMU », lance-t-il. Poursuivant son offensive contre les deux opérateurs historiques, Patrick Partouche déplore que « les exploitants de casinos restent les seuls à être contrôlés. Il n'est pas normal que la Française des Jeux et le PMU n'aient pas à relever l'identité de leurs clients ».
Patrick Partouche prêt à attaquer l'État
Partant du constat que le projet de loi sera « inapplicable et attaqué de toute part », le patron du groupe Partouche va plus loin dans la menace. « Il n'est pas impossible que j'attaque l'État de manière très violente sur un point qui ne serait pas respecté ». Quant au glissement du calendrier parlementaire, « il n'a d'importance que pour ceux qui ont cru à une mise en œuvre au 1er janvier 2010 puis pour juin 2010. Ce qui n'est pas notre cas ».
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