Richard Branson s'intéresse aussi aux élections australiennes
24/08/2010 | 11:00 Sir Richard n'est pas homme à apprécier les idées reçues. Alors que la plupart des pays industrialisés tentent de contenir leurs flux migratoires, Branson défend au contraire – tout au moins pour l'Australie – une politique d'ouverture des frontières. Mais l'"immigration choisie" que défend l'homme d'affaires est un brin élitiste : pour redevenir prospère, l'Australie doit savoir faire venir à elle les personnes les plus riches du globe.
Richard Branson s'intéresse décidément à tout… y compris aux élections législatives en Australie. Alors qu'un des principaux thèmes de campagne est la limitation des flux migratoires, Branson arrive, fidèle à lui-même, comme un chien dans un jeu de quilles.
En bon sujet de sa majesté la Reine d'Angleterre – qui demeure chef de l'État australien –
Branson Branson s'intéresse à l'avenir du pays-continent. Et il adopte une posture assez iconoclaste en défendant le recours à une immigration massive.
Selon lui, les Australiens devraient "se détendre un peu". Le décalage manifeste entre une population à la croissance démographique faible et un territoire immense et peu peuplé est, à ses yeux, une faiblesse économique majeure.
Branson estime que l'arrivée de sang neuf d'origine étrangère constituera une stimulation importante pour l'économie australienne, profitant aussi bien aux migrants qu'aux résidents.
Sir
Richard Branson défend la création d'une "Grande Australie", capable d'attirer sur son sol les ressortissants les plus riches du monde.
Et l'homme prend l'exemple du Canada pour étayer sa thèse. A la fin des années 1990, le Canada – qui est également nominalement sous la responsabilité d'Elisabeth II – a mis en œuvre une politique d'accueil des ressortissants chinois de Hong Kong. Les plus riches d'entre eux sont venus en masse au Canada, craignant les conséquences de la prise de contrôle de la cité par Pékin.
"Cela a véritablement propulsé le Canada", ajoute-t-il. Le même résultat pourrait survenir dans une Australie plus ouverte. Et
Richard Branson conclut sur une note optimiste libérale : "Si cette politique profite à l'Australie, elle profitera également à l'ensemble du monde des affaires".
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