Stéphane Courbit et Marc Simoncini comptent bien tirer leur épingle du jeu
07/04/2010 | 06:00 L'Assemblée nationale a entériné cette après midi le projet de loi visant à libéraliser les jeux en ligne, jusqu'alors illégaux. Cette légalisation remet en cause le monopole traditionnel de la Française des jeux, du PMU et des casinos et promet une rude concurrence entre les différents opérateurs.
Ce texte, voté par 299 voix contre 223, prévoit de créer une autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), chargée d'encadrer le poker, les paris sportifs et les courses hippiques sur internet. Cette autorité délivrera des licences de cinq ans renouvelables aux opérateurs de jeux sur internet.
Et c'est dire si les prétendants à ce juteux marché sont nombreux. Les nouveaux entrants sont prêts. A l'instar de Stéphane Courbit qui, bien inspiré, a créé en 2007 la société Mangas Gaming. Celle-ci s'est développée par acquisitions et a notamment pris le contrôle de BetClic et d'Everest Poker.
Le PDG de Meetic, Marc Simoncini, s'est quant à lui associé à Patrick Bruel, joueur de poker reconnu, pour racheter à parts quasi égales la plate-forme de poker en ligne Winamax.
L’actualité sportive dicte sa loi : en mai, le tournoi de Roland-Garros ; en juin, la Coupe du monde de football en Afrique du Sud ; en juillet, le Tour de France. Tous ces événements devraient donner le coup d'envoi aux hostilités entre les concurrents décidés à faire parier les Français.
Seul grain de sable dans les rouages, le PS entend bien lutter contre les phénomènes d'addiction en s'opposant à cette loi et en saisissant le conseil constitutionnel.
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