Stéphane Courbit ne récolte pas encore les fruits de ses investissements
15/07/2010 | 07:00 Fin juin, la Société des Bains de Mer, détentrice à 50% de la holding Mangas Gaming, a publié ses résultats pour l'exercice 2009/2010. L'autre moitié du capital est détenue par la holding Lov de Stéphane Courbit. La perte de Mangas Gaming n'a cependant rien d'alarmante, elle reflète au contraire le dynamisme des acquisitions menées récemment.
La Société des Bains de Mer est une référence en matière de tourisme de luxe. La société, dont l'Etat monégasque est le principal actionnaire, réalise la majorité de son chiffre d'affaires dans le secteur des jeux (50% du CA total sur l'exercice 2008-2009) et de l'hôtellerie (42%).
Coté sur Euronext Paris, le groupe Monte-Carlo SBM a publié les chiffres de l'exercice 2009/2010. SBM affiche des résultats en net recul par rapport à l'exercice précédent et une baisse de 6% de son chiffre d'affaires.
Mais c'est surtout l'"Érosion du résultat financier de Mangas Gaming" qui nous intéresse ici. La holding spécialisée dans les jeux et paris en ligne subit une perte de 8,6 millions d'euros.
Mangas Gaming joue la carte des acquisitions
Pas de panique ! Ce chiffre doit être lu à la lumière des acquisitions menées ces dernières années dans le secteur des jeux en ligne, car comme le stipule la SBM "Le résultat opérationnel hors de ces éléments est positif". Mangas Gaming est, en effet, au cœur d'une phase active d'investissements. En mai 2008, elle s'empare de Betclic puis de Bet-at-home en mars 2009.
Enfin, début 2010, Mangas Gaming décide de racheter 60% d'Everest pour 100 millions de dollars. Oui mais voilà, cette dernière acquisition sera plus délicate. Au début, le Groupe Louis Dreyfus est évoqué pour entrer au capital et participer ainsi au financement. Mais le propriétaire de l'Olympique de Marseille se rétracte craignant d'être accusé de conflit d'intérêt s'il devient actionnaire du spécialiste du poker en ligne.
Mangas Gaming se tourne alors vers les banques mais, face à la frilosité de celles-ci, c'est finalement Jean-Paul Bize qui apporte les fonds nécessaires.
Le business model des jeux en ligne a encore du chemin à faire pour inspirer la toute confiance des investisseurs et des banques. Mais avec la libéralisation des jeux d'argent en ligne et les millions de joueurs passionnés, la route semble toute tracée... Les comptes de Mangas Gaming ne devraient pas rester longtemps dans le rouge.
© Zonebourse.com 2010 / Crédit photo © Maxppp