Steve Ballmer [Microsoft] met la pression sur Yahoo!
09/04/2008 | 13:01 C'est un véritable ultimatum. Dans une lettre adressée au conseil d'administration de Yahoo, le PDG de Microsoft menace de « dialoguer directement » avec les actionnaires du portail si aucun accord de fusion n'est conclu dans les trois semaines à venir. Menaçant, Steve Ballmer prévient qu'un tel scénario impliquerait « une bataille de procuration pour l'élection d'un nouveau conseil d'administration pour Yahoo ».
Steve Ballmer part du principe que la situation n'a guère évolué depuis l'offre initiale de rachat annoncée le 1er février. A l'époque, Microsoft proposait 31 dollars par action Yahoo, valorisant le portail à 44,6 milliards de dollars.
Cette offre arrivera à son terme le 26 avril, une échéance avant laquelle Steve Ballmer aimerait boucler le dossier. Il invoque la dégradation du marché du capital investissement et des conditions économiques internationales pour justifier son impatience.
Yahoo examinera d'autres « alternatives stratégiques »
« Nous sommes certains que nos actionnaires considèrent notre conseil comme le mieux placé pour évaluer objectivement les alternatives offertes au groupe et pour maximiser la valeur », plaide le patron de la firme de Redmond dans sa lettre au conseil d'administration de Yahoo.
Lundi 7 avril, les dirigeants du portail se sont déclarés « pas opposés » à une transaction pour peu qu'elle s'inscrive « dans l'intérêt supérieur de nos actionnaires » (Le Monde, 07/04). Tout en précisant qu'ils ne s'interdisent pas d'examiner « des alternatives stratégiques ». Réponse du berger à la bergère, ils critiquent le ton de Steve Ballmer et jugent ses menaces « contre-productives » et « en décalage avec l'objectif officiel de parvenir à une transaction amicale ».
Yahoo pourrait avancer la publication de ses trimestriels afin de rappeler sa bonne santé financière. En cas d'échec d'une fusion avec Microsoft, le groupe de Jerry Yang n'aura plus qu'à croiser les doigts pour voir se profiler un chevalier blanc, une hypothèse de moins en moins évidente. A moins que Google, jusqu'ici très discret, ne se pose en « alternative stratégique » pour Yahoo.
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