Walter Butler veut redresser César
06/04/2010 | 11:00 Le propriétaire de César mise beaucoup sur l'augmentation de capital destinée à relancer la viabilité du groupe après plusieurs années délicates. Le spécialiste des produits festifs veut s'appuyer sur de nouveaux modes de distribution pour atteindre ses nouveaux objectifs.
Les vingt dernières années n'ont pas toujours été heureuses pour le groupe César, dont les rachats d'entreprises auront connu diverses fortunes. Au gré de cessions visant à alléger son bilan, le spécialiste des produits festifs verra son chiffre d'affaires divisé par trois (à 40 millions d'euros). César veut maintenant renforcer ses fonds propres pour se donner les moyens de pérenniser son activité en Europe.
C'est tout l'enjeu de l'émission d'actions à bons de souscription d'actions remboursables (ABSAR), ouverte jusqu'au 19 avril. César ainsi espère lever 4,8 millions d'euros auprès des banques. Le calendrier ne doit rien au hasard, le printemps marquant le début d'une période creuse pour un fabricant de jouets, dont l'essentiel de l'activité correspond davantage aux fêtes de fin d'année. Il s'agit également de réussir le tournant stratégique que souhaite prendre César.
L'entreprise contrôlée par Butler Capital Partners, le fonds d'investissement de Walter Butler, souhaite diversifier ses réseaux de vente. César, qui réalise 45% de ses ventes dans la grande distribution et 22% dans les enseignes spécialisées, souhaite se renforcer dans le hard discount, qui ne pèse que 2% de ses ventes actuellement. Le groupe veut également bénéficier de l'essor du e-commerce et multiplier ses ventes en ligne. Au final, le président du directoire de César, Benoît Pousset, table sur une croissance de 15% du chiffre d'affaires au cours des trois prochaines années.
Toujours en lice pour entrer au capital de CMA-CGM
Walter Butler travaille toujours sur le dossier CMA-CGM en proie à un important endettement (4 milliards d'euros). Le transporteur maritime a reçu pour l'heure une demi-douzaine d'offres d'investisseurs prêts à entrer à son capital. Le groupe Louis Dreyfus, associé à la banque d'affaires Goldman Sachs, et le fonds Apollo, seraient également sur les rangs.
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