Yves Guillemot, le patron d'Ubisoft, se lance dans le "social gaming"
08/07/2010 | 07:00 Derrière le nom très angliciste de "social gaming" se cache la nouvelle tendance du monde virtuel. Il s'agit en fait de jeux, disponibles sur les réseaux sociaux, qui offrent aux joueurs la possibilité de communiquer ensemble et de progresser en confrontant leurs performances. L'exemple incontournable est Farmville qui a déjà séduit 65 millions de joueurs ! Yves Guillemot, le patron d'Ubisoft compte bien profiter de cette fièvre en lançant son social game sur Facebook.
La base du social game repose sur des valeurs qui révolutionnent l'univers du jeu vidéo. Finis les geeks qui manipulent leur manette de jeux pendant des heures. Aujourd'hui les éditeurs de jeux vidéo classiques ont compris que le social gaming ouvrait la voie à un tout nouveau vivier de consommateurs : les membres des réseaux sociaux. Le gameplay compréhensible par tous démocratise l'univers des jeux vidéo et élargit le profil des joueurs.
Plus que le jeu, ces joueurs recherchent le côté social et socialisant de l'expérience. Rencontrer des gens, faire partie d'une communauté, se mettre en avant par rapport aux autres, comparer son évolutions, échanger ses performances, sont les principaux attraits du social gaming. La visibilité des jeux, leur accessibilité et la communication virale permises par le support bien spécifique que sont les réseaux sociaux assurent ce succès.
Un tel engouement ne pouvait échapper à
Yves Guillemot. Ubisoft est devenu un acteur incontournable du secteur de l'édition des jeux vidéo grâce à des jeux comme Rayman, Prince of Persia ou les lapins crétins. La société est le numéro un français, le numéro deux européen et le troisième éditeur indépendant mondial. L'homme d'affaires l'a bien compris, s'il veut maintenir cette position hégémonique, il doit s'orienter vers le social gaming.
Yves Guillemot a donc crée un jeu de gestion spécifiquement adapté au réseau social Facebook baptisé The Settlers : My city. Il est question de gérer son royaume en régulant les chaines de production et en conquérant de nouveaux territoires.
L'ampleur du phénomène est mesurable à l'intérêt croissant que certains montrent à l'endroit de ce nouveau genre. Citons Weka Entertainment (ancien Boonty) qui a entamé un virage fracassant, préférant miser sur le social gaming quitte à abandonner son statut de pure player d'éditeur classique.
Autre symbole marquant : TF1 s'est démarqué en lançant son jeu online de football : Bola Football. Le jeu a déjà fait le tour du monde et compte plus de 3,5 millions d'inconditionnels partout sur la planète. La recette est toujours la même : un jeu simple, divertissant, ergonomique qui mise sur un projet communautaire. Le joueur endosse toutes les casquettes, il est à la fois joueur, coach, supporteur et président de club. TF1 compte ainsi séduire les 3 millions de social gamers français recensés par la récente étude de TNS.
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