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Un certificat est une valeur mobilière, cotée en continu entre 9h et 17h30. A l’image des warrants, les certificats sont émis par des établissements financiers classiques, comme la Dresdner Bank, la BNP Paribas ou Citigroup.
Chaque certificat est associé à un sous-jacent, dont il suit plus ou moins l’évolution du cours, en fonction de ses caractéristiques.
En effet, un certificat permet à son détenteur de jouer un scénario boursier pour différents types de sous-jacents.
On peut distinguer trois grandes catégories de sous-jacents :
- Les actions, surtout celles les plus traitées en terme de volume comme les valeurs du CAC 40.
- Les indices, avec le CAC 40 et l’EUROSTOXX 50, pour ne parler que des plus utilisés.
- Enfin, il est aussi possible d’investir sur un panier d’actions, représentatif d’un secteur d’activité, d’une partie d’indices et bien d’autres types de combinaisons.
Lors de l’émission d’un certificat par un établissement financier, une date d’échéance est fixée par ce dernier. Le certificat sera remboursé quand arrivera son échéance, en fonction de la valeur du sous-jacent et les caractéristiques du certificat. La durée de vie d’un certificat peut aller de 1 à 8 ans.
- La rubrique ZB vous donne accès aux certificats SPREAD, BARRIERE ACTIONS et BARRIERE INDICES :
- Le certificat Barrière actions/indices : Ce certificat, qui peut avoir comme sous-jacent un indice ou une action, permet de jouer un scénario haussier ou baissier.
Le barrière PUT rentre dans la catégorie des certificats Bear. Au contraire la barrière CALL est une combinaison originale des certificats BULL et BEAR. En effet il s’agit d’un scénario haussier avec une valeur de référence (borne basse), en deçà de laquelle le certificat sera désactivé.
Exemple :
Vous investissez sur un certificat barrière call ALCATEL, avec une barrière (la borne basse de référence) qui vaut 8 euros.
Le jour de l’achat, l’action cote 8.50 euros. Le carnet d’ordre du certificat vous donne un prix d’achat minimal de 0.40 euros par certificat.
A l’échéance du certificat, la valeur d’ ALCATEL doit être supérieure à 8.40 euros pour que l’investissement soit rentable.
Si le titre ALCATEL franchit à la baisse la valeur de référence à 8 euros, alors le certificat est désactivé.
A l’échéance, si le certificat n’a jamais passé à la baisse la borne basse de référence, alors sa valeur sera égale au différentiel (cours d’ALCATEL – barrière).
- Le certificat Spread : Ce certificat peut être soit haussier soit baissier. Le Spread call s’apparente à un certificat Cappé (hausse modérée) et le Spread put à un certificat Flooré (baisse modérée).
Exemple :
Vous investissez sur un Spread call avec les caractéristiques suivantes : Le CAC 40 est le sous-jacent, la borne basse est 3800 points et la borne haute 4000 points.
Si l’indice CAC 40 termine à un cours supérieure à 4000 points, alors vous gagnerez la différence entre la borne haute et la borne basse, soit 200 euros.
Si l’indice de référence se trouve entre les deux bornes, alors vos gains s’élèveront à la différence entre la valeur de l’indice et la borne haute.
Si il termine sous la borne basse, fixée à 3800 points, le certificat vaudra alors zéro.
Dans cette rubrique, vous trouverez essentiellement la Dresdner Bank comme émetteur principal.
- Les certificats permettent de jouer 5 types de scénarios boursiers :
- Le certificat Bull : C’est un certificat très simple qui permet de jouer la hausse du sous-jacent, sans effet de levier. Si le sous-jacent gagne 2%, le certificat gagne 2%.
- Le certificat Bear : Il permet de jouer un scénario de baisse du sous-jacent. Le certificat Bear s’accompagne d’une valeur de référence pour le sous-jacent, au-delà de laquelle il sera désactivé. L’existence de cette valeur de référence fait qu’il y a de facto un effet de levier pour les certificats Bear.
Exemple :
Vous décidez d’acheter un certificat Bear sur l’EUROSTOXX 50, de parité 10 contre 1, avec une valeur de référence de 3000 points.
Si à la date d’achat, le niveau du STOXX est de 2900 points, le certificat vaut (3000 – 2900)/10 = 10 euros.
Trois semaines s’écoulent et le STOXX perd 200 points à 2700 points. Le certificat vaut alors (3000 – 2700 points)/10 = 30 euros.
Le certificat a triplé de valeur alors que le STOXX n’a perdu que 10%. L’effet de levier est donc de 20.
- Le certificat Cappé : Il permet de jouer une hausse modérée du sous-jacent. Il s’accompagne de deux valeurs de référence.
La première sert de borne basse et la seconde de borne haute. Si, à l’échéance, la valeur du sous-jacent est inférieure à la borne basse, alors vous perdez la totalité des fonds investis. Si le sous-jacent se situe au dessus de la borne haute, alors vos gains seront limités à la différence entre la borne haute et la borne basse. Enfin, si le sous-jacent se trouve à l’intérieur du range de référence, vous toucherez la différence entre le cours du sous-jacent et la borne basse.
- Le certificat Flooré : Il fonctionne de la même façon que le certificat cappé, sauf qu’il s’agit de jouer une baisse modérée du sous-jacent. Une fourchette de référence est définie par une borne haute et une borne basse. L’objectif est que le sous-jacent baisse sans passer sous la borne basse, car cela limiterait vos gains au différentiel borne haute borne basse.
- Le certificat Discount : Le Discount certificat permet enfin de jouer la stabilité d’un sous-jacent, par rapport à une valeur de référence.
- Les avantages des certificats par rapport aux warrants :
- A l’image des warrants, les certificats sont émis pour une certaine durée et sont remboursés à leur échéance. Il n’y a pas de garantie sur le capital investi.
Mais les certificats sont moins risqués que les warrants, car contrairement à ces derniers, la valeur temps est inexistante. Il en est de même pour l’effet de levier, qui ne concerne pas tous les certificats.
Le fonctionnement des certificats est très simple à comprendre. A la différence des warrants, il n’y a pas d’innombrables caractéristiques.
- Synthèse :

Glossaire :
- Strike et strike2 : Pour un « spread haussier » strike2 est le prix d’exercice du call vendu alors que strike sera le prix d’exercice du call acheté (strike < strike2).
Pour un « spread baissier » strike2 est le prix d’exercice du put vendu alors que strike sera le prix d’exercice du put acheté (strike > strike2).
- Gain max : C’est le prix maximum de remboursement du certificat à échéance. Ce prix de remboursement correspond à la différence des deux prix d’exercice ou « strike ».
- Return % : C’est la performance maximum du certificat à échéance exprimé en %. Par exemple pour un certificat CAC 40 le gain maximum est de 200 euros à échéance. Si la fourchette de marché est 152/153 le return exprimé en pourcentage sera de 30.72% obtenu par (200-153)/153.
- Point mort : C’est le cours à échéance que doit atteindre le sous-jacent pour que l’investissement soit neutre.
Pour un certificat haussier le cours du sous-jacent doit être supérieur au point mort pour que l’investissement soit rentable.
Pour un certificat baissier le cours du sous-jacent doit être inférieur au point mort pour que l’investissement soit rentable.
- Probabilité Max. : Le calcul repose sur la probabilité d’obtenir à un instant donné le remboursement maximum du certificat. Ainsi l’investisseur dispose à tout instant de la valeur du gain maximum qu’il peut réaliser en fonction de la probabilité de succès. Cette donnée permet de comparer les certificats entre eux.
- Barrière : La barrière est déterminée lors de l’émission du certificat. Si, à un instant au cours de la durée de vie du certificat, le sous-jacent atteint ou traverse la barrière, le certificat expire et il est remboursé à maturité à un prix convenu à l’avance ou « rebate ».
- Rebate : C’est la valeur de remboursement du certificat lorsque le cours du sous-jacent atteint ou traverse la valeur de la barrière.
- Probabilité Barrière : Le calcul repose sur la probabilité que le cours du sous-jacent touche ou traverse la barrière durant la durée de vie du certificat.
Acheter un certificat à barrière dont la probabilité est proche de 100% correspond à un investissement risqué car la chance de voir le sous-jacent toucher ou traverser le niveau de la barrière est important.
Notons que le prix d’un certificat à barrière doit être toujours inférieur à celui d’un warrant de caractéristiques équivalentes.
- Point mort : C’est le cours à échéance que doit atteindre le sous-jacent pour que l’investissement soit neutre.
Pour un certificat de type « call » le cours du sous-jacent doit être supérieur au point mort pour que l’investissement soit rentable.
Pour un certificat de type « put » le cours du sous-jacent doit être inférieur au point mort pour que l’investissement soit rentable.
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