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Production minière mondiale de cuivre métal en 2010 :
15,9 millions de tonnes (Mt). Dont Chili : 34%, Pérou : 8%, Chine : 7%, Etats-Unis : 7%, Indonésie : 5%, Australie : 5%. (Estimations 2011 : 16,1 Mt.)
Production mondiale de cuivre raffiné (primaire et secondaire) en 2010 :
19 Mt.
Consommation mondiale de cuivre raffiné (primaire et secondaire) en 2010 :
19,37 Mt.
Consommation de cuivre par pays en 2009 :
Chine, 36%, Europe occidentale : 14%, Amérique du Nord : 11%, Japon : 5%.
Réserves prouvées en 2011 :
690 Mt. Dont Chili : 28%, Pérou : 13%, Australie : 12%, Mexique : 6%, Etats-Unis : 5%.
Cotation :
London Metal Exchange (LME), en USD/tonne.
Sources :
US Geological Survey, International copper study group, Copper development association.
* Primaire et secondaire |
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Le marché du cuivre, utilisé notamment dans la construction, est particulièrement sensible à l’activité économique.
L’offre
Extrait sous forme de minerai, le cuivre doit être raffiné avant d’être utilisé. Le Chili et le Pérou détiennent à eux seuls 41% des réserves minières mondiales connues en 2011 selon l’USGS (US Geological Survey). Le Chili étant à lui seul à l’origine de 34 % de l’extraction minière de cuivre, les incidents touchant la production dans ce pays ont un impact immédiat sur le marché mondial (grèves, inondations…). La production chilienne a tendance à stagner, ce qui incite les compagnies minières à prospecter dans d’autres pays (Zambie, Kazakhstan…).Le Chili et le Pérou sont à l’origine de la moitié des exportations de minerais et concentrés de cuivre, et la Chine et le Japon, de la moitié des importations. La Chine, grand consommateur, est le premier producteur de cuivre raffiné.
La demande
Résistant à la corrosion et doté d’une très bonne conductivité électrique et thermique, le cuivre est utilisé pur ou en alliage avec du zinc (pour former du laiton), du nickel ou de l’aluminium. Plus de la moitié de la production se retrouve dans les équipements électroniques et les câblages électriques, mais le cuivre est aussi présent dans l’industrie et la plomberie.
L’évolution
Selon les dernières estimations du Groupe d’étude international du cuivre (ICSG), la demande ne devait progresser que de 1,5% en 2011, à 19,7 millions de tonnes, en raison d’une baisse de la consommation apparente en Chine (à l’origine de plus du tiers de la consommation mondiale) au premier semestre. L’organisme s’attend à une réaccélération de la demande en 2012, à +3,6%. Toutefois, la demande en cuivre étant, compte tenu des secteurs dans lesquels il est utilisé (construction, équipements électroniques…), très sensible à l’activité économique, elle est difficilement prévisible.Du côté de l’offre, l’année 2011 a été marquée par des incidents dans plusieurs grandes mines, conduisant à une réduction sensible du taux d’utilisation des capacités de production. Une grève dans la mine de Grasberg en Papouasie indonésienne aurait par exemple occasionné, selon son exploitant, une perte de production de plus de 100.000 tonnes sur l’année 2011. Selon l’ICSG, la production a accusé un déficit de 300.000 tonnes sur les dix premiers mois de 2011, après un déficit de 250.000 tonnes en 2010. Dans ce contexte, les cours ont été relativement soutenus malgré les incertitudes économiques. Sur le LME, ils ont affiché une hausse presque continue entre février 2009 et février 2011, jusqu’à un record historique à 10.000 dollars la tonne. Ils ont subi par la suite une importante volatilité, avec notamment une chute brutale sous les 6.800 dollars la tonne en octobre 2011, en pleine crise de la dette dans la zone euro. En effet, les cours du cuivre réagissent en général rapidement aux signaux économiques, la volatilité étant amplifiée par le caractère spéculatif du marché. Les cours sont revenus au-delà des 8.000 dollars en février 2012.
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