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L'Energie solaire
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L’énergie solaire est un secteur encore jeune. Les travaux de recherche
et développement et les incitations financières la rendent moins coûteuse.
L’offre
Deux méthodes d’exploitation
coexistent aujourd’hui pour
exploiter l’énergie solaire.
L’énergie solaire thermique,
qui consiste à utiliser les rayons
pour chauffer directement un
liquide, est généralement utilisée
pour l’alimentation en eau chaude
sanitaire et pour le chauffage
domestique. L’énergie solaire photovoltaïque,
encore marginale mais
en plein développement, permet,
quant à elle, de transformer les
rayons captés en électricité. Cette
méthode a été utilisée dès les
années 1960 dans le domaine spatial,
puis pour l’alimentation en électricité de sites isolés. Ce n’est
en revanche que depuis les années
2000 que se développe un autre
type d’installation : au lieu d’être
stockée en batteries (cause de perte
et de coûts supplémentaires),
l’électricité produite est directement
injectée au réseau. 85 % des
photopiles en Europe fonctionnent
de cette manière, et l’électricité
ainsi injectée dans le réseau
français a été multipliée par 12
entre 2002 et 2005. L’Allemagne, les États-Unis et le
Japon sont de loin les trois plus
gros producteurs d’énergie solaire
photovoltaïque. Cette industrie
connaît une croissance annuelle
moyenne de 35 % dans ces trois
pays. L’Espagne commence elle
aussi à y investir.
La demande
L’énergie solaire ne représentait, en
2002, que 0,01 % de la production
totale d’électricité des pays industrialisés.
Les rendements assez faibles
et tributaires des conditions
climatiques ainsi que les coûts
d’installation encore très élevés
constituent de sérieux handicaps.
De plus, un développement à
grande échelle poserait le problème
de l’alimentation en silicium
polycristallin, matière de base pour
la fabrication des panneaux solaires.
Pour autant, cette source
d’énergie inépuisable et parfaitement
propre suscite des espoirs.
D’autant qu’une fois installés, les équipements solaires sont fiables
(plus que l’éolien ou l’hydraulique,
dont les éléments mobiles nécessitent
davantage de maintenance), et
présentent des coûts de fonctionnement
très faibles. C’est pourquoi
les aides financières destinées à
inciter particuliers ou entreprises à
s’équiper se multiplient dans de
nombreux pays. Ces aides n’ont pas
vocation à perdurer, puisque leur
principal objectif est de stimuler la
demande, pour intensifier la concurrence
et donc réduire les coûts.
Ainsi, depuis 1992, le prix des panneaux
solaires baisse de 5 % par an.
L’évolution
L’énergie solaire est, à une échelle
relativement modeste, une des
solutions envisagées pour diversifier
les sources d’énergie. En plus des
travaux sur l’amélioration des rendements
et la réduction des coûts,
indispensables pour une utilisation à grande échelle, des recherches
ambitieuses et à plus long terme
sont en cours : le projet international « Solar Power Satellite » vise à
concevoir des satellites servant de
centrales photovoltaïques, capables
de faire parvenir sur Terre, sous
forme de micro-ondes, l’énergie
solaire récupérée dans l’espace…
Pas pour demain certes, mais plus
tout à fait de la science-fiction.
L’indice
Le chiffre d’affaires du secteur photovoltaïque
s’élève déjà à 12 milliards
de dollars par an dans le
monde. Il bénéficie d’un potentiel
de croissance considérable, du fait
de la volonté politique de nombreux
pays d’aider à son développement.
L’ABN Amro Solar Energy
Total Return Index est un indice équipondéré regroupant dix entreprises
répertoriées par le Standard & Poor’s comme appartenant au
secteur de l’énergie solaire. Des
valeurs qui concernent principalement
le photovoltaïque, le marché
des récepteurs solaires thermiquesétant trop éclaté pour être répliqué
par un indice boursier.
Cotation :
l’ABN Amro Solar Energy
TR Index est coté en euros. |
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